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VIH, hépatites virales : après 32 ans de discrimination, la levée l’interdiction des soins funéraires est signée !

2017-07-20 14:09

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Ruban rouge

C'est enfin officiel : l'arrêté permettant la levée de l'interdiction des soins funéraires pour les personnes séropositives au VIH ou à une hépatite virale a été signé le 12 juillet par la ministre Agnès Buzyn, et publié cette nuit au Journal officiel (1). Cette levée sera effective au 1er janvier 2018, 32 ans après son instauration, et six ans après les premières promesses de l'État. Si nos associations saluent bien sûr cette avancée historique, sa lenteur nous laisse un goût amer.

Cela fait des années, que nous, associations luttant contre le VIH/sida ou les hépatites virales, nous battons pour lever l'interdiction de pratiquer des soins funéraires de conservation des personnes séropositives au VIH ou à une hépatite virale, confortés par les avis du Conseil national du sida et des hépatites virales (CNS), du Défenseur des droits, de l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS) et du Haut conseil à la santé publique (HCSP).

Bien qu'aucun cas de transmission du VIH dans le cadre de soins funéraires n'ait été rapporté, cette interdiction prévaut depuis 1986. 32 ans de sentiment de fausse sécurité pour les thanatopracteurs, alors que l'application de précautions universelles pour tous les corps aurait dû être la norme (2). 32 ans d'une discrimination qui complique voire entrave l'accès au corps après le décès pour les proches des défunts, quitte à ce qu'ils voient un cadavre présentant des traces de décomposition, contribuant à empêcher leur processus de deuil.

Cette promesse de levée de l'interdiction nous avait été faite par le ministre Xavier Bertrand en 2011, sans aboutir. En 2012, nous obtenions la promesse formelle du candidat puis Président François Hollande. En 2015, cette levée d'interdiction aurait dû être rendue possible par la loi de modernisation du système de santé portée par Marisol Touraine. Il en a été autrement : les représentations les plus datées sur le VIH et ses modes de contamination l'ont emporté à l'Assemblée nationale. Depuis 2016, le gouvernement s'est engagé pour une levée de l'interdiction par voie réglementaire. Un processus long, en concertation avec les associations et les représentants-es de la profession, qui s'achèvera donc le 1er janvier 2018.

Nos associations feront désormais preuve d'une grande vigilance pour que cette nouvelle réglementation soit appliquée sur l'ensemble du territoire. Aucun « droit de retrait » ne saurait servir de prétexte à la perpétuation d'une discrimination sérophobe et à la diffusion d'informations mensongères et stigmatisantes sur le VIH et les hépatites virales.

Enfin, nos associations entendent poursuivre leur combat contre l'ensemble des discriminations et stigmatisations envers les personnes séropositives au VIH ou une hépatite virale. Ce combat passe par une lente et minutieuse liquidation de l'héritage juridique sérophobe des années 1980 et 1990.

 

(1) Arrêté du 12 juillet 2017 fixant les listes des infections transmissibles prescrivant ou portant interdiction de certaines opérations funéraires mentionnées à l'article R. 2213-2-1 du code général des collectivités territoriales
(2) On estime à 30 000 le nombre de personnes vivent avec le VIH sans le savoir en France. Ce chiffre grimpe à 75 000 personnes pour l'hépatite C et 150 000 pour l'hépatite B (Source : Santé publique France). Le risque potentiel rencontré par les professionnels repose donc principalement sur la méconnaissance du statut sérologique des personnes.

 

Signataires : Actions Traitements, Act UP-Paris, Act Up Sud-ouest, AIDES, CHV (Collectif Hépatites Virales), ELCS (Elus Locaux Contre le SIDA), Fédération LGBT, Sidaction, SIS Animation, SOS Hépatites, SOS homophobie, TRT-5

Contacts presse :
AIDES : Antoine Henry, 06.10.41.23.86, ahenry@aides.org
Act UP-Paris : Mikaël Zenouda, 06.13.50.89.80, presidence@actupparis.org
Sidaction : Marine Charlier, 01.53.26.45.36, m.charlier@sidaction.org
SOS Hépatites : Yann Mazens, 06.74.86.44.48, direction@soshepatites.org
Fédération LGBT : Antonin Le Mée, 06.88.76.82.01, contact@federation-lgbt.org
SOS homophobie : Joël Deumier, 06.28.32.02.50, joel.deumier@sos-homophobie.org

Journée mondiale de la visibilité transgenre

2016-03-30 18:19

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Fond dégradé du rose au bleu avec un symbole transgenre et l'inscription "Journée internationale de visibilité transgenre"

Le 31 mars a lieu la Journée internationale pour la visibilité des personnes transgenres. Cette journée, encore peu connue en France, a été créée en 2009 afin d'améliorer la visibilité positive des personnes transgenres dans l'espace public, physique ou médiatique.

Trop souvent moquées ou stéréotypées, les personnes transgenres souffrent du manque de représentations authentiques dans les fictions et les médias. Cela contribue à une mauvaise estime de soi, un sentiment de non-légitimité et, in fine, à l'exclusion sociale. Trouver des modèles, ne pas se sentir isolé·e, reconnaître une part de son identité en d'autres sont des aspects de la vie en société indispensables pour se construire et se vivre.

La Journée de la visibilité transgenre vise donc à célébrer la diversité des personnes transgenres en encourageant leur parole. Professeur·e, artisan, ingénieur·e, militaire, retraité·e, étudiant·e ou sans emploi, elles occupent toutes les places de notre société. Elles sont françaises ou étrangères, ayant parfois fui leur pays en raison de persécutions liées à leur identité de genre. Ce sont des adultes mais aussi des adolescent·e·s et des enfants. Leurs parcours sont variés et leur histoire toujours unique.
Rendre visible cette diversité c'est surtout rappeler qu'il n'existe pas de portrait type de femme transgenre, qu'il existe aussi des hommes transgenres ainsi que des personnes se définissant en dehors des normes binaires de genres.

Les associations membres de la Fédération LGBT, dont le CGLBT Rennes, mènent un travail quotidien d'éducation populaire afin de briser la stigmatisation qui entoure encore trop souvent la transidentité et qui freine l'accès à la santé, à l'emploi, au logement et plus largement à la vie citoyenne. Sensibiliser au respect des personnes transgenres est une question vitale. En effet, la violence et les discriminations transphobes rendent les personnes plus vulnérables à la précarité, à la mauvaise santé et au suicide. Il en va de la responsabilité collective de notre société d'accueillir les personnes transgenres et la richesse de leurs identités.

La Fédération LGBT et le CGLBT Rennes souhaitent donc que ce 31 mars soit une occasion de célébrer la visibilité transgenre à travers le monde afin que chacun·e puisse aspirer à la même dignité quelle que soit son identité de genre.

Communiqué ANT : Le 20 novembre, Journée internationale en hommage aux victimes de la transphobie (TDoR)

2015-11-20 12:48

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image du TDoR

Nous relayons le communiqué de l'Association Nationale Transgenre (ANT) au sujet de la journée internationale en hommage aux victimes de la transphobie (TDoR – Transgender Day of Remembrance.

 

La haine doit être combattue quelles qu’en soient les motifs !

  

En cette année 2015, la journée internationale en hommage aux victimes de la transphobie (TDoR – Transgender Day of Remembrance) revêt une couleur particulière. En effet, une semaine avant, le 13 novembre le terrorisme a durement frappé la nation plongeant le pays tout d’abord dans la stupeur puis dans le deuil et le recueillement. L’Association Nationale Transgenre rend hommage aux victimes des attentats ainsi qu’aux personnels des diverses institutions de l’État qui ont contribué à sauver des vies et permettre à  la vie de retrouver sa place dans notre quotidien.

 

Cependant, ces évènements ne doivent pas masquer ce qui fait le quotidien des personnes transgenres dans le monde : meurtres, suicides, stérilisation d’état, viols, violences, judiciarisation, discriminations, menaces et insultes. Oui, la transphobie, c’est bien de la haine et non une opinion. Et elle tue aussi de manière violente ou insidieuse, mais toujours dans le plus grand silence et sans que les pouvoirs publics ne s’en préoccupent véritablement.

 

Cela se passe dans beaucoup de pays mais aussi en France, pays dit « des lumières », « des droits de l’homme », mais qui reste de marbre face à une telle situation. Et pourtant des pays en Europe montrent l’exemple comme le Danemark, Malte, l’Irlande qui ouvrent leurs législations pour respecter les droits humains des personnes transgenres en s’appuyant sur la Résolution 2048 du Conseil de l’Europe, notamment en ce qui concerne leur changement d’état civil fondé sur l’autodétermination. Mais au pays de Rousseau et de Voltaire, rien de tout cela malheureusement.

 

Certes, une proposition de loi sur la modification de la mention du sexe à l’état civil a été déposée début octobre par des députés PS, mais elle ne repose que sur le maintien d’un code civil archaïque et qui n’a pas d’autre ambition que de faire profil bas face aux intégristes religieux catholiques, chantres des stéréotypes de genre et du sexisme, œuvrant pour lutter contre le droit à l’avortement, le droit des femmes à disposer de leurs corps. De fait, le texte proposé ne changera rien à la situation actuelle pour les personnes transgenres : stérilisation, sexisme, psychiatrisation sous contrainte, jugements inégalitaires des tribunaux.

 

L’Association Nationale Transgenre demande au gouvernement et à tous les parlementaires sensibles aux droits humains et au respect de la diversité de ne pas céder à celles et ceux qui refusent d’accorder les mêmes droits aux humains en fonction de leur sexe, de leur orientation sexuelle, de leur identité de genre. Nous leur demandons d’ouvrir le changement d’état civil des personnes transgenres via une procédure démédicalisée et déjudiciarisée, librement et gratuitement, dans le respect de la résolution 2048 du Conseil de l’Europe. Les pays qui ont fait ce pas ne le regrettent pas et ont vu les droits humains avancer.

 

La Haine a de multiples facettes, mais elle amène les mêmes horreurs, les mêmes drames humains. Luttons ensemble contre celles-ci, sans distinction, avec la même force et les mêmes convictions républicaines.

 

Pour l'Association Nationale Transgenre,

Delphine Ravisé-Giard

Présidente

 

Mail : porte.parole@ant-france.eu

Site Internet : www.ant-france.eu

Attentats : Fédération LGBT solidaire et citoyenne

2015-11-14 16:59

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logo de la Fédération LGBT hommage

Hier soir vendredi 13 novembre 2015 était la journée de la gentillesse. C'était aussi l'ouverture à Avignon des premiers États Généraux LGBTI organisés à partir du texte "Manifeste LGBT". Alors que le lancement officiel venait d'être fait autour de Madame la Maire d'Avignon, d'Olivier Py, directeur du festival d'Avignon et des deux initiateurs du projet, Christine Nicolas et Erwann Le Hô, les réseaux sociaux et d'informations télévisuelles commencent à porter à notre connaissance la terrifiante nouvelle : une nouvelle série d'attentats terroristes revendiqués par Daech vient de s'ouvrir à Paris.

L'effroi s'installe dès les premières minutes mais l'ampleur de ce que nous finirons par découvrir au fil de la soirée et ce matin au réveil ne s'imaginait pas encore. Effaré·e·s, choqué·e·s, révolté·e·s, abattu·e·s, plongé·e·s dans l'horreur totale, abjecte, la plus absolue sont des sentiments que nous ressentions tou·te·s ce matin.

Nous, militant·e·s LGBTI réuni·e·s en États Généraux, devons, voulons et affirmons nous sentir absolument solidaires du peuple de Paris, du peuple de France, peuple bigarré, coloré. Peuple laïque mêlant croyant·e·s et athées.

Nous affirmons que l'égalité, la modernité et la liberté des modes de vie sociaux et sexuels sont indispensables à un vivre ensemble respectueux.

La priorité est de sauvegarder à la fois l'unité du pays et les libertés publiques.

En ces temps de profonds troubles et remises en cause, notre désir exacerbé d'égalité des droits ne peut qu'être réaffirmé haut et fort, en unité avec toutes les forces du pays qui s'inscrivent dans la devise de notre grand et beau pays : Liberté, Égalité, Fraternité.

Contacts Presse :
- Stéphanie NICOT, présidente
+33 6 14 69 63 51 - contact@federation-lgbt.org
- Dominique GANAYE, porte-parole & référent santé
+33 6 70 70 93 17 - contact@federation-lgbt.org

Communiqué ANT : Des députés PS déposent une proposition de loi discriminatoire…

2015-09-28 14:21

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Logo de l'ANT

Nous relayons le communiqué de l'Association Nationale Transgenre (ANT) au sujet de la proposition de loi déposée demain par des député·e·s et concernant le changement d'état civil. Nous partageons la position de l'ANT.

Des députés PS déposent une proposition de loi discriminatoire…
L’ANT demande son retrait immédiat, et une vraie loi sur l’identité de genre !

L’Association Nationale Transgenre a pris connaissance du dépôt d’une proposition de loi concernant le changement d’état civil des personnes transgenres ; ce texte a été rédigé par les députés Pascale CROZON, Erwann BINET, Michèle DELAUNAY, Catherine LEMORTON membres du groupe parlementaire socialiste de l’Assemblée Nationale.

Ni fait, ni à faire

Le texte de cette PPL est identique (à trois mots près, nous le concédons) à celui que notre association avait rendu public dans son communiqué de presse du 3 octobre 2014 pour en dénoncer le contenu transphobe, sexiste, favorisant l’arbitraire, et donnant tout pouvoir aux procureurs de la république, ceux-là même qui exigent aujourd’hui des personnes transgenres preuves de stérilisation, prothèses mammaires, expertises génitales, etc. Nous n’allons pas reprendre ici tout l’argumentaire à charge figurant déjà dans ce communiqué de l’ANT, toujours d’actualité mais dénoncer l’opportunisme, la mesquinerie et le mépris de ce projet de loi.

Le refus du PS de dialoguer avec les associations représentatives

Oui, c’est le mépris de la part de ces députés envers la population transgenre qui saute aux yeux en lisant, avec effarement et indignation, un texte qui ne tient aucun compte des critiques constructives et républicaines faites l’année précédentes par l’ensemble des associations de défense des droits des personnes transgenres et LGBT. Aucun dialogue ne s’est ouvert de la part des pouvoirs publics et de ce groupe de travail, malgré des demandes répétées de la plupart des associations transgenres et de la Fédération LGBT.

Pourtant, il y a matière à discussion quand on voit leur totale méconnaissance du sujet, notamment quand ils « oublient » dans la rédaction de l’exposé des motifs les nouvelles positions du Conseil de l’Europe dans sa résolution 2048-2015 demandant aux états membres d’ « instaurer des procédures rapides, transparentes et accessibles, fondées sur l’autodétermination, qui permettent aux personnes transgenres de changer de nom et de sexe sur les certificats de naissance, les cartes d’identité, les passeports, les diplômes et autres documents similaires ; à mettre ces procédures à la disposition de toutes les personnes qui souhaitent les utiliser, indépendamment de l’âge, de l’état de santé, de la situation financière ou d’une incarcération présente ou passée ».

Le comble, c’est que, lors du vote de cette résolution 2048, les cinq représentants français du groupe socialiste ont voté pour, avec une représentante de Les Républicains (deux autres représentants de ce dernier parti se sont abstenus…). Aucune opposition donc !

En clair, le PS se dit respectueux des droits humains concernant l’identité de genre dans les instances européennes, mais une fois revenu au pays, il fait tout le contraire… Au mépris s’ajoute l’hypocrisie !

Nous ne sommes pas dupes !

Au-delà de l’absence de volonté criante de la part des parlementaires en charge du dossier d’accorder aux personnes transgenres une pleine citoyenneté au « pays-des-droits-de-l’homme », le dépôt de cette PPL ressemble bien à une décision prise d’en haut, dans la précipitation comme d’habitude, en prévision d’une future condamnation de la France par la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH).

En effet, trois dossiers ont été déposés contre l’État français concernant les prés-requis obligatoires exigés par l’État à l’encontre des personnes transgenres lors de leur procédure de changement d’état civil. Et deux d’entre eux concernent des adhérentes de l’Association Nationale Transgenre. Amnesty international a d’ailleurs fait connaître à la CEDH ses observations en faveur de ces dossiers.

À l’inverse, les députés PS ont choisi de déposer une proposition de loi indigne, sans travail sérieux, sans dialogue digne de ce nom et à contre courant au sein des nouvelles procédures de changement d’état civil votées récemment par différents pays d’Amérique latine (Argentine, Colombie), par le Québec et l’Europe (Irlande, Danemark, Malte). Ces lois, elles, reposent toutes sur l’autodétermination, sans conditions médicales, et totalement déjudiciarisés. Car ne nous y trompons pas, la PPL des députés PS repose sur une procédure juridique arbitraire, qui n’introduit aucune démédicalisation, et de surcroit ne protège en rien les transgenres mineures. Elle introduirait dans la loi une transphobie d’État pour 10, 20 ou 30 ans, à l’opposé des idéaux de la République que sont la Liberté, l’Égalité et la Fraternité.

L’Association Nationale Transgenre exige le retrait immédiat de ce texte inacceptable en l’état, et l’ouverture d’un dialogue sérieux entre les associations transgenres représentatives et les parlementaires PS, pour ouvrir enfin, en mairie et fondé sur l’autodétermination, le changement d’état civil libre et gratuit !

Pour l'Association Nationale Transgenre,
Delphine Ravisé-Giard
Présidente

Mail : porte.parole@ant-france.eu
Mobile : +33 (0)6 11 63 48 00
Site Internet : www.ant-france.eu

Journée internationale de la visibilité bisexuelle 2015

2015-09-23 12:41

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Drapeau bi (rose, violet, bleu) sur lequel est inscrit "Journée internationale de la visibilité bisexuelle 23 septembre" avec le logo de la Fédération LGBT.

Ce mercredi 23 septembre est la journée annuelle internationale pour la visibilité de la bisexualité et des personnes bisexuelles.

Si la lettre "B" est installée dans le sigle désormais bien connu "LGBT" (Lesbiennes, Gays, Bis, Trans), il n'en est pas autant de la bisexualité dans les consciences. Cette orientation sexuelle est encore trop souvent niée, moquée ou associée à des stéréotypes très négatifs.

Les personnes bisexuelles s'en retrouvent exposées à des discriminations méconnues dans de nombreux aspects de leur vie. LeCGLBT Rennes regrette par exemple le peu de prise en compte de la bisexualité dans le domaine de la santé. Cela a des répercussions sur les programmes de prévention et sur la prise en charge des personnes par les professionnel·le·s de santé. Comment ne pas non plus relever que la biphobie vient parfois s'exprimer jusque dans le couple d'une personne bisexuelle ? Les violences conjugales motivées par la biphobie sont en effet mal connues mais pourtant répandues.

Il est grand temps de prendre en compte et de mieux respecter les personnes bisexuelles et leurs spécificités. Le CGLBT Rennes encourage la lecture du Manifeste bi, écrit par l'association Bi'cause.

La bisexualité et les personnes bisexuelles existent.
La biphobie est réelle et ses conséquences aussi.

La Fédération exige une réelle protection des LGBT !

2015-09-13 19:07

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logo Fédération LGBT

La Fédération LGBT en appelle au Ministre de l’Intérieur

Le dimanche 6 septembre, a eu lieu à Marseille une nouvelle agression sordide et très grave de deux gays sortant de club. Face à cette nième agression, la Fédération LGBT et le collectif IDEM, membre de notre fédération, tient tout d’abord à exprimer sa solidarité avec les victimes très sévèrement atteintes et leurs familles.

Elle appelle ensuite à une expression publique de ras-le-bol par toute voie légale, rassemblements, manifestations, publications sur les réseaux sociaux... Nous appelons notamment celles et ceux qui le souhaitent à rejoindre le rassemblement organisé par nos adhérents du collectif Marseillais IDEM, le jeudi 17 septembre à 18 h30 devant l’hôtel de ville de Marseille .

Enfin elle exige du Ministère de l’Intérieur une action énergique et précise en deux branches :

1. Enquête rapide, précise, efficace et sans faille aboutissant à l’arrestation des auteurs et leurs condamnations

2. Mise en place d’un plan spécifique et précis devant amener tant que cela s’avèrera nécessaire à une protection des personnes LGBT et de leurs lieux d’échanges et de rencontres

Pour ce faire elle demande de toute urgence une rencontre avec Monsieur Bernard Caseneuve, Ministre de l’Intérieur.

Nous ne violons pas la loi, nos unions sont reconnues, nous n’agressons personne, alors respectons nous dans nos identités et modes de vie.

Contact :
Dominique GANAYE, porte-parole de la Fédération LGBT
+33 6 70 70 93 17 - contact@federation-lgbt.org

Le silence tue - Brisons le silence !

2015-05-17 09:18

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Personne se bouchant les oreilles et ayant la bouche barrée d'un ruban adhésif
Silence CC-BY-SA Wiros

À l'occasion du 17 mai, la Fédération LGBT vous invite à libérer la parole.

Au long de la vie, la société contraint la parole des personnes LGBT et les empêche de dire leurs différences, leurs blessures et leurs joies. Ces censures du quotidien usent, attaquent, isolent.

En collaboration avec Pouhiou, auteur des vidéos de l'excellente chaîne YouTube "Et mon cul, c'est du Pouhiou ?", la Fédération LGBT lance un site de recueil de témoignages pour ne plus que le silence tue.

Venez témoigner de moments où le silence fut lourd, pesant, mortifère...
... Ou profitez-en pour dire ce que vous aimez, êtes et vivez, pour dire ce qu'on ne dit jamais, ce que vous aimeriez entendre plus souvent autour de vous.

Site du projet Le silence tue
voir la vidéo de Pouhiou

Nos silences sont déjà un jugement !

17 mai 2015 : éradiquons le virus des LGBTphobies

2015-05-15 14:25

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Affiche de la campagne "Éradiquons le virus des LGBTphobies" avec un virus
Cliquez pour agrandir

La Journée mondiale de lutte contre les LGBTphobies a lieu chaque année le 17 mai. Il s'agit d’une journée de sensibilisation, afin d'attirer l’attention du public, les élu·e·s, les médias ainsi que les leaders d'opinion sur les situations alarmantes rencontrées par les lesbiennes, gays, bies, trans et tous ceux qui ne se conforment pas à la majorité des normes sexuelles ou de genre.

Le 17 mai est maintenant célébré dans plus de 130 pays, dont 37 où les actes homosexuels sont illégaux, avec plus de 1600 événements. Ces mobilisations unissent des millions de personnes en faveur de la reconnaissance des droits humains pour tous, indépendamment de l'orientation sexuelle ou l'identité de genre.

En 2015, les LGBTphobies sont hélas installées. Elles se sont ancrées dans le quotidien, que cela soit dans la sphère familiale ou dans la sphère du travail, du sport ou encore dans la sphère amicale.

Avec l'effervescence des réseaux sociaux, les attaques se multiplient sur internet. L'anonymat du net libère la parole homophobe, lesbophobe, biphobe et transphobe. Il permet de répandre des propos injurieux ou menaçant et de véhiculer des rumeurs en toute impunité. La violence sur internet prend différentes formes : insultes, harcèlement, diffamation, menaces, appels au meurtre… Les propos sont violents et peuvent avoir de graves conséquences : mal-être, dépression, suicide...

On retrouve ces appels à la haine aussi bien sur les réseaux sociaux, que sur les blogs, forums, ainsi que les fils de discussion/commentaires des sites des journaux, magazines et chaînes de télévision.

La Fédération LGBT entend rappeler au gouvernement que les LGBTphobies doivent aussi se combattre sur internet ! Il est important que les pouvoirs publics se saisissent sérieusement de cette question et mettent en place des mesures concrètes, réalisables, avec une réactivité plus importante des forces de l’ordre lors des signalements.

La campagne “éradiquons le virus des LGBT-phobies” est reprise de nos ami·e·s québecois·es de la Fondation Émergence, que nous remercions. La Fédération LGBT s’attaque à la nouvelle forme des LGBT-phobies qui ne connaît plus de frontières, ni de limites. Une agression, des injures, une menace, il est important de le signaler ! Le silence tue et les LGBTphobies progressent. Faisons éradiquer ce virus !

Aidez-nous à diffuser cette campagne :
- Affiche PDF
- Affiche PNG
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Attentat contre le journal Charlie hebdo : Solidarité avec les victimes, unité nationale contre les agresseurs

2015-01-08 10:48

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logo de la Fédération LGBT

Attentat terroriste contre Charlie hebdo

Solidarité avec les victimes et unité contre les ennemis de la communauté nationale

Ce mercredi 7 janvier 2015, des criminels ont perpétré une attaque innommable contre les locaux de l’hebdomadaire Charlie hebdo. Le bilan provisoire fait état de 12 morts et de nombreux blessés.

Solidarité autour des victimes

Face à un tel crime de masse, le premier sentiment est l’horreur, puis vient la compassion pour toutes les victimes, journalistes ou personnels de Charlie hebdo, et membres de la police nationale. À l’évidence, cet attentat terroriste inqualifiable a été perpétré par des intégristes, Charlie hebdo, journal satirique étant connu pour ses charges contre les divers fanatismes.

Face à un tel attentat, l’heure est à une solidarité inconditionnelle avec un journal qui a le droit d’exister, de s’exprimer, de critiquer, y compris parfois quand il nous bouscule ou nous choque. La liberté d’expression et de la presse ne se négocie pas.

Unité contre les ennemis de la communauté nationale

Au­ delà de Charlie hebdo, c’est toute notre diversité, toutes nos communautés sans exception, toute la France et son peuple qui ont été attaqués !

Nous ne tomberons pas dans le piège tendu par les assassins intégristes : diviser les Français, les monter les uns contre les autres, les pousser à désigner des boucs-­émissaires. Nous devons faire front dans l’unité la plus totale.

La Fédération LGBT appelle tous ceux et toutes celles qui sont attachés à une France ouverte et solidaire à manifester leur solidarité avec toutes les victimes de l’attentat, et à défendre avec la plus extrême fermeté notre modèle républicain de liberté et de diversité.

Contact
Stéphanie NICOT, présidente
06 14 69 63 51 ‐ contact@federation‐lgbt.org