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Nos actualités

Plus loin

Agressions et saccage d'un bar gay à Lille

2013-04-18 08:05

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Logo de la Fédération LGBT

Le mercredi 17 avril, vers 22h, quatre hommes au crâne rasé ont agressé des homosexuels fréquentant le Vice & Versa, à Lille.

Les clients et patrons de ce bar gay ont essuyé des insultes homophobes : « Ta gueule sale PD. Regarde-moi dans les yeux si tu as des couilles », et ont été victimes de blessures suite à la tentative de saccage de ce bar commise par les quatre individus, arrêtés et placés en garde à vue à l'issue de leurs délits.

Ce nouvel épisode de violences homophobes est directement le fruit de la montée de la haine, de l'intolérance, et de l'homophobie en France, conséquences d'un climat général cultivé par les opposants prétendant lutter contre l'ouverture du mariage et de l'adoption, alors qu'ils ne renvoient les personnes et les couples homosexuels qu'à une sous-citoyenneté, aux droits inférieurs.

Ces nouvelles violences inacceptables interviennent dans un climat de harcèlement, de manifestations de la part des opposants qui ont décomplexé l'expression d'une homophobie désormais revendiquée, au moment où l'Assemblé nationale examine en deuxième lecture le projet de loi ouvrant le mariage et l'adoption aux couples de même sexe.

L'homophobie qui est un délit pénal, est aussi devenue la volonté de maintenir des citoyennes et des citoyens LGBT dans une situation de discrimination légale.

Cette nouvelle affaire d'agression homophobe à Lille intervient après celles à Paris, le 7 avril dernier, où deux couples homosexuels ont été passés à tabac, ainsi qu'après les témoignages de l'homophobie au quotidien, reçus d'homosexuel(le)s dans les régions.

La FÉDÉRATION LGBT exprime sa solidarité aux blessés, aux clients et patrons du Vice & Versa, à Lille, sous le choc.

La FÉDÉRATION LGBT condamne fermement cette agression au bar lillois le Vice & Versa dont se sont rendus coupables les quatre prévenus, et enjoint le parquet de Lille à retenir la circonstance aggravante de la commission des faits à raison de l'orientation sexuelle des victimes, tant pour les injures que pour les agressions et destructions. Cette circonstance aggravante est, dans les faits et symboliquement, bien supérieure à la commission des faits en réunion, puisque ces hommes venaient volontairement agresser des homosexuels.

Adoption du projet de loi par le Sénat

2013-04-12 11:18

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Communiqué de la Fédération LGBT

Le Sénat adopte le projet de loi ouvrant le mariage et l'adoption aux couples de personnes de même sexe.
Une avancée considérable qui nécessite pourtant l'adoption d'autres lois pour une totale Égalité des droits des personnes LGBT.

Mercredi 10 avril, l'Uruguay votait définitivement le mariage pour les homoxesuel(le)s, devenant le 12e pays au monde qui accorde l'Egalité aux personnes Lesbiennes, Gays, Bi, Transgenres.

Pendant ce temps, en France, pays des droits humains si prompt à donner des leçons en la matière, l'opposition proposait au Sénat un contrat d'union civil pour les personnes LGBT et s'opposait à l'adoption plénière par nos couples.

Pourtant, ce vendredi 12 avril à 11:26, après 6 jours et quelques nuits de débat, le Sénat a approuvé le projet de loi ouvrant le mariage et l'adoption aux couples de même sexe, lors d'un vote à main levée.

Au cours des débats, les sénatrices et sénateurs ont repoussé quatre motions, dont celle tendant à le soumettre au référendum, à celle d'exception d'irrecevabilité, à celle de question préalable, et enfin celle tendant au renvoi du projet de loi en commission. Les amendements proposant la création d'un contrat d’union civile à la place du contrat de mariage ont été rejetés.

L'article 1er qui prévoit notamment que le mariage pourra désormais être « contracté par deux personnes de sexe différent ou de même sexe » a été approuvé dans les mêmes termes que l'Assemblée nationale, ce qui induit qu'il ne sera pas rediscuté lors du nouvel examen du texte devant l'Assemblé nationale prochainement.

Les articles 2 et 3 de ce projet de loi, relatifs à l'ouverture de l'adoption plénière et de l'adoption simple aux couples mariés de personnes de même sexe ont été adoptés. Le Sénat a pourtant apporté une modification au texte voté à l'Assemblée nationale sur le point de la dévolution du nom de famille, prévoyant qu'à l'article 311-21 du code civil, en son premier alinéa, qu'en « cas de désaccord entre les parents, signalé par l’un d’eux à l’officier de l’état civil, au plus tard au jour de la déclaration de naissance ou après la naissance, lors de l’établissement simultané de la filiation, l'enfant prend leurs deux noms, dans la limite du premier nom de famille pour chacun d'eux, accolés selon l'ordre alphabétique. »

Ce vote historique de la Haute chambre ouvre la voie à plus d'Égalité des droits pour les personnes de même sexe. Le mariage et l'adoption ne sont qu'une première étape vers un processus sociétal d'Egalité complète que nous revendiquons. Ce premier pas doit très rapidement être suivi d'autres votes tout aussi importants. Sinon les personnes LGBT ne pourraient être égales en droit qu'en ayant l'obligation de se marier, alors que les personnes hétérosexuelles n'ont pas cette obligation.

Ce vote historique intervient pourtant dans un climat de haine et d'homophobie sans précédent en France. Homophobie délictuelle qui se traduit par des propos et actes d'une violence inouïe à l'encontre des homosexuel(le)s. Homophobie sociale qui se traduit par l'acharnement maladif des opposants à maintenir les homosexuel(le)s dans une discrimination légale.

La FÉDÉRATION LGBT appelle donc le gouvernement à aboutir, sans tarder désormais, à l'ouverture de la PMA à toutes les femmes, à l'Égalité pour les concubins et pacsés LGBT, non encore acquises, ainsi qu'au changement d'état civil, libre et gratuit, en faveur des personnes transgenres.

Mariage, adoption, pour les couples de même sexe

2013-02-13 10:42

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Nous relayons un communiqué de la Fédération LGBT à laquelle le CGLBT de Rennes adhère :

L'adoption de la loi par l'Assemblée nationale est historique mais seulement un premier pas.
Nous ne voulons pas de mariage communautariste.
Filiation, PMA, changement d'état civil des transgenres, le combat pour l’Égalité des droits continue.

Mardi 12 février, l'Assemblée nationale a adopté en première lecture l'ouverture du mariage et de l'adoption aux couples de même sexe par 329 voix pour, 229 voix contre et 10 abstentions

Ce vote historique ouvre maintenant la voie à l'examen de cette loi par le Sénat à partir du 2 avril, dont le vote déterminera le délai qui nous sépare de l'effectivité des premières unions de même sexe.

Après 120 heures d'auditions, 2 jours de travaux en commission, 10 nuits et 11 jours de débat, la FÉDÉRATION LGBT exprime sa satisfaction pour cette première étape réussie et salue la pugnacité des ministres, Dominique Bertinoti, Christiane Taubira, Alain Vidalies, des rapporteur(e)s, Erwann Binet, Marie-Françoise Clergeau, du président de la Commission des lois, Jean-Jacques Urvoas, et la volonté des députés de la majorité de gauche qui ont défendu ce texte, ainsi que la résistance des deux députés de l'UMP, Franck Riester et Benoist Apparu, qui l'ont voté.

Non à l'homophobie sociale qu'est la discrimination légale
Pour autant, l'issue du vote de l'Assemblé nationale ne retirera jamais les propos et argumentations homophobes de nombre de députés de l'opposition, favorables à la discrimination légale, pas plus que la nouvelle reculade du gouvernement quant à la PMA.

Les députés PS qui s'étaient mobilisés en faveur de la PMA, qui ont accepté de retirer leur amendement contre la promesse d'un nouveau texte initialement annoncé pour mars, ont été trompés, comme nous l'avons été, par l'annonce d'un nouveau report sine die par Jean-Marc Ayrault, humiliant publiquement Dominique Bertinoti, ministre déléguée à la Famille.

Pas de mariage communautariste
La FÉDÉRATION LGBT note que le mariage qui vient d'être adopté est certes une avancée considérable mais qu'il demeure communautariste*. Sans la filiation, ni la PMA, il n'ouvre pas les mêmes droits aux homosexuels qu'aux hétérosexuels. Ayant rejeté le communautarisme de l'union civile de Nicolas Sarkozy, nous n'accepterons pas plus un quelconque communautarisme de la part de la Gauche.

Nous demandons, au gouvernement et à la majorité parlementaire, une véritable volonté politique en faveur de l'ouverture de la PMA, comme s'y était engagé François Hollande lors du meeting Egalité LGBT 2012, du 31 mars, par la voix de Najat Vallaud-Belkacem.

L'Égalité des droits n'est pas négociable, ni hiérarchisable
Cette volonté politique est d'autant plus indispensable que la FÉDÉRATION LGBT note qu'en l'état actuel les homosexuel(le)s auront pour obligation de se marier s'ils veulent bénéficier d'une égalité des droits, bien qu'encore incomplète. En tant que citoyen(ne)s nous voulons l'égalité en ayant aussi la possibilité de ne pas nous marier.

C'est pourquoi la FÉDÉRATION LGBT appelle le gouvernement et la majorité parlementaire à prévoir, sans attendre, une loi famille intégrant la filiation hors mariage pour les concubins et pacsés de même sexe, la PMA pour toutes les femmes, le statut du tiers, la délégation d'autorité parentale améliorée, et une véritable réflexion sur le sens du don en lien avec la filiation.

Et les personnes transgenres ?
Pour la FÉDÉRATION LGBT l'Égalité des droits c'est aussi le changement d'état civil libre et gratuit, à la mairie, pour les personnes transgenres.
La FÉDÉRATION LGBT a bien noté le travail parlementaire mené par deux sénatrices PS en faveur des personnes transgenres, mais nous demandons maintenant au gouvernement de nous indiquer l'échéancier de présentation et de discussion du texte qu'il compte présenter en vue d'un débat sur le genre.

Pour la FÉDÉRATION LGBT le combat pour l'Égalité des droits continue.

Contact : www.federation-lgbt.org

* Le communautarisme, que nous rejetons, consiste à donner des droits spécifiques à une catégorie minoritaire de citoyens, sans leur ouvrir l'intégralité des droits acquis pour la majorité d'entre eux.
Appliqué au mariage adopté mardi 12 février 2013, cela consiste à ouvrir le mariage et l'adoption aux couples de même sexe sans leur permettre d'accéder à la filiation et à la PMA. Cette situation inégalitaire consisterait, si nous devions l'appliquer juridiquement aux couples hétérosexuels, à ce qu'ils n'aient plus accès à la PMA et que les maris des femmes ayant accouché soient dans l'obligation d'adopter leur propre enfant, sans application de la présomption de paternité. Présomption de paternité qui dans le code civil actuel fait juridiquement et automatiquement du mari de la femme qui vient d'accoucher le père de l'enfant né, que le mari en question en soit le géniteur ou non.

Manifestations pour l'Égalité en régions le 19/01 et à Paris le 27/01 2013

2012-12-19 15:40

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Après le succès des 18 marches en région et à Paris les 15 & 16 décembre, la FÉDÉRATION LGBT appelle les lesbiennes, gays, bi, trans (LGBT) et hétéros à de nouveaux rendez-vous en janvier 2013.

L'ÉGALITÉ DES DROITS en 2013 c'est le mariage, l'adoption, la filiation pour les couples de même sexe, la PMA pour toutes les femmes, le changement d'état civil, libre et gratuit en mairie, pour les personnes transgenres.

La FÉDÉRATION LGBT lance un appel à une manifestation nationale en régions, le samedi 19 janvier 2013, organisée dans chaque ville par les Centres et les associations LGBT, y compris celles hors notre réseau, mais aussi sur simple initiative citoyenne, comme à Périgueux le 15 décembre, pour dire oui au mariage pour tous et pour exiger du gouvernement l'amélioration du projet de loi.

La FÉDÉRATION LGBT soutient l'appel inter-associatif à manifester le dimanche 27 janvier 2013 à Paris et y participera.

La FÉDÉRATION LGBT tiendra son assemblée générale à Nantes, les samedi 26 et dimanche 27 janvier 2013. À deux jours de l'ouverture des débats au Parlement du mariage pour tous, le choix de la ville du Premier ministre symbolisera à la fois l'ancrage régional et national de la FÉDÉRATION LGBT et notre détermination à obtenir de Jean-Marc Ayrault que le gouvernement tienne les promesses de François Hollande et prenne l'engagement de porter en son nom, dans le périmètre du projet de loi, tout amendement prévoyant la filiation et la PMA, y compris pour les personnes hors mariage.

Ce projet de loi doit être suivi en 2013 d'un débat sur l'identité de genre, comme l'a annoncé Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole du gouvernement, avec le vote d'une loi permettant le changement d'état civil, libre et gratuit en mairie, des personnes transgenres.

Le gouvernement ne bloquera pas un amendement sur la PMA.

2012-12-12 08:58

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Il doit aller encore plus loin.

Alors que Maria Muller, la ministre britannique de la Culture, chargée des questions d'égalité, annonçait mardi une légalisation en faveur du mariage civil entre deux personnes du même sexe, y compris du mariage religieux, en France, Christiane Taubira faisait un pas en faveur de la PMA.

Le Lab d'Europe 1, révélait mardi 11 décembre que Christiane Taubira, ministre de la Justice, qui s'exprimait lors des 3e rencontres de la laïcité, organisées par Jean Glavany et le groupe socialiste à l'Assemblée nationale, avait créé la surprise à propos de la procréation médicalement assistée (PMA) en déclarant : « Le texte actuel du gouvernement ne traite pas de ce sujet. S'il arrive dans le débat parlementaire, le gouvernement ne bloquera pas les choses » faisant indirectement référence à l'amendement sur lequel planche actuellement un groupe de parlementaires PS.

Cette déclaration marque une avancée encourageante si l'engagement est tenu, puisque le gouvernement avait refusé l'intégration de la PMA au projet de loi, dit du mariage pour tous, présenté le 7 novembre dernier en Conseil des ministres. Jean-Marc Ayrault souhaitant sa discussion ultérieurement.

Au cœur de l'égalité des droits au sein de nos familles, la PMA est capitale pour les lesbiennes, en couple ou célibataires, car elle sera créatrice de filiation hors adoption. C'est pourquoi le gouvernement doit désormais aller plus loin et prendre à sa charge cet amendement afin qu'il ne soit pas irrecevable au regard de l'article 40 de la Constitution qui interdit toute création ou aggravation d'une charge publique, limitant ainsi le pouvoir d'initiative des parlementaires en matière financière.

Ainsi, le gouvernement respectera pleinement l'engagement de François Hollande, porté le 31 mars dernier par Najat Vallaud-Belkacem au meeting Egalité LGBT 2012, sans oublier le changement d'état civil, libre et gratuit en mairie, pour les personnes transgenres.

Évolution de la transidentité dans le DSM-V

2012-12-05 11:46

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Samedi 1er décembre, l'American Psychiatric Association (APA) a retiré le terme « Gender Identity Disorder » (GID, trouble de l'identité de genre) de la révision 5 du Diagnostic and Statistic Manual of Mental Disorder (DSM), manuel de référence des psychiatres.

Le Centre Gay Lesbien Bi et Trans (CGLBT) de Rennes salue ce changement historique, demandé de longue date par les associations trans. Il intervient presque 40 ans après le retrait de l'homosexualité de ce même manuel, en 1973. Nous attendons des instances française, européenne et mondiale qu'elles prennent acte et suivent la marche de l'Histoire.

Certes, la transidentité ne disparaît pas de l’ouvrage, mais elle devient une condition et non plus une maladie chronique. Ainsi, le terme « Gender Dysphoria » (dysphorie de genre) est désormais utilisé pour décrire la détresse émotionnelle due à l’inadéquation entre le genre ressenti et celui assigné. L’APA inclue dans cette définition les personnes intersexuées qui rejettent le genre qui leur fut assigné à la naissance. Nous notons également que les formulations ne sont plus cantonnées à des visions binaires du genre mais qu’une diversité des identités possibles est reconnue (« other gender (or some alternative gender different from one’s assigned gender) »).

Cela ne saura cependant suffire à ce que les personnes transidentitaires soient enfin traitées avec respect. L’APA a récemment publié des rapports pour l’amélioration de leur prise en charge par les psychiatres. Cette position officielle est encourageante et contraste avec la situation en France. C’est pourquoi le CGLBT de Rennes revendique avec force​ :
- une dépsychiatrisation effective de la transidentité et le retrait de la liste des maladies mentales de la Classification Internationale des Maladies (CIM) par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ;
- le respect de l’identité et du prénom choisi pour les mineur-es dans le circuit scolaire ;
- le changement d’état civil libre et gratuit, sur simple déclaration ;
- une individualisation des parcours de transition des personnes trans et, conformément à la loi, le libre choix de ses médecins ;
- des études épidémiologiques sur les personnes transidentitaires afin d’identifier et de prendre en compte les spécificités de ces populations ;
- une sensibilisation des professionnel-les à la transidentité et la transphobie, notamment dans le milieu médical, social, scolaire, juridique et au sein des forces de l’ordre ;
et attend de l’État que :
- la transphobie soit réellement reconnue comme une discrimination punie par la loi, dans les textes et dans les actes.

Au delà de la place de la transidentité dans la littérature médicale, ce sont les réalités auxquelles les personnes sont confrontées qui comptent. Nous savons qu’un changement de termes ne s’accompagnera pas automatiquement d’un changement radical de pratiques. En France, la plupart des psychiatres font preuve d’une transphobie marquée, notamment dans les équipes dites officielles, en imposant des protocoles rigides dignes d’un autre temps.

Nous espérons donc que ce progrès dans le DSM soit le signe historique d’une avancée des consciences et ne reste pas une abstraite question de classification. Il reste du chemin à parcourir et nous savons que ces changements dans le DSM n’ont pas été simples à obtenir. Nous souhaitons ardemment continuer sur la lancée de ce beau symbole pour construire, enfin, une société qui respecte les personnes transidentitaires.

Liberté de conscience : Hollande doit s'expliquer

2012-11-21 09:16

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Nous nous associons à ce communiqué de la Fédération lGBT

Prenant la parole au Congrès des maires de France, mardi 20 novembre à la porte de Versailles, François Hollande a déclaré : « La loi s'applique pour tous dans le respect, néanmoins, de la liberté de conscience », et a ajouté que « les possibilités de délégations (d'un maire à ses adjoints) existent et peuvent être élargies ».

La FEDERATION LGBT souligne l'ambiguïté de ces déclarations et demande à François Hollande de préciser sans tarder sa pensée quant à l'élargissement des possibilités de délégations des maires.

Selon l'article L. 2122-32 du Code général des collectivités territoriales, le maire et ses adjoints ont la qualité d'officier d'état civil nécessaire pour procéder à la célébration d'un mariage.
L'article L. 2122-18 du même code dispose que « le maire peut déléguer, sous sa surveillance et sa responsabilité, par arrêté, une partie de ses fonctions à un ou plusieurs de ses adjoints et, en l'absence ou en cas d'empêchement des adjoints, à des membres du conseil municipal ».

Les maires n'ont donc aucun besoin de liberté de conscience et de principe de délégation élargie supplémentaire, puisque la loi leur permet depuis longtemps de procéder à des délégations à leurs adjoints, voire à leurs conseillers municipaux.

François Hollande évoque une prétendue liberté de conscience élargie pour mieux céder aux opposants et aux maires qui ont déclaré, avec tapage et morgue, qu'ils ne célèbreraient pas de mariage de personnes de même sexe si la loi était votée.

Par ce concept de liberté de conscience et d'élargissement de délégation, dans le seul cas du futur mariage des couples de même sexe, François Hollande viole le principe même d'égalité des citoyens face à la loi.

François Hollande, président, osera-t-il déclarer à une tribune de congrès qu'il accorde aux maires une liberté de conscience élargie à ceux refusant de célébrer des mariages dont un membre du couple serait d'origine étrangère, une femme enceinte, divorcé, physiquement désavantagé, malade, handicapé, génétiquement différent, échangiste, transgenre, âgé, de couleur, syndicaliste, d'un autre parti politique que le sien, de couleur, juif, chrétien ?

La FEDERATION LGBT attend que François Hollande lui apporte des précisions plus que nécessaires quant à son projet d'élargissement des délégations des maires.

20 novembre : Journée Internationale du Souvenir Trans

2012-11-20 14:53

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Petit visuel du TDoR

Aujourd’hui, 20 novembre, a lieu le TransgenderDay of Remembrance (TDoR). C’est la journée internationale du Souvenir trans lors de laquelle on rend hommage aux victimes de la transphobie. Le Centre Gay Lesbien Bi et Trans (CGLBT) de Rennes accompagne au quotidien des personnes trans et porte des revendications pour améliorer leurs droits.

Chaque année, à travers le monde, des personnes sont assassinées ou poussées au suicide parce qu’elles sont transgenres ou transexuelles. Ces morts ne sont pas comptabilisées officiellement car la transphobie n’est pas reconnue par les législations. Le 20 novembre, les associations et les militant-es invitent à se souvenir de ces personnes que la haine a arrachées afin que leur mort ne reste pas anecdotique.
Ne croyons pas que la France est épargnée. Cette année a vu suicides et meurtres transphobes sur notre territoire. Combien de morts sont restées sous silence ?

La transphobie n’est pas faite que d’agressions physiques et d’assassinats. Elle est aussi institutionnelle, professionnelle, sociale, familiale. Le manque de visibilité des transidentités et le manque de formations des professionnel-les sur ce sujet font un terreau aux vexations quotidiennes, au manque de respect, aux traitements discriminants. Les personnes transidentitaires affrontent chaque jour une société qui leur est hostile.

La première expression de transphobie à laquelle les personnes transidentitaires françaises sont exposées est celle de l’État. Les médécins considèrent toujours que la transidentité est une maladie mentale et enferment les personnes dans des protocoles de santé indignes. La stérilisation est imposée pour obtenir un changement d’état civil, faisant fi de la Convention de Genève. Les tribunaux demandent des expertises avilisantes et laissent au bon vouloir des juges les décisions de changement de prénom et d’état civil.
Sans papiers d’identité respectant le genre social dans lequel les personnes trans vivent, comment exercer sereinement sa citoyenneté ? Comment accomplir les actes administratifs du quotidien sans que la moindre formalité ne devienne une nouvelle occasion d’être discriminé-e ?

Nos revendications

Le CGLBT de Rennes refuse cette situation. Nous savons que le respect et la dignité ne pourront être obtenus sans des mesures fortes des pouvoirs publics. Voilà pourquoi, nous revendiquons avec force :
- le changement d’état civil libre et gratuit, sur simple déclaration ;
- la transphobie reconnue réellement comme une discrimination punie par la loi, dans les textes et dans les actes ;
- une dépsychiatrisation effective de la transidentité et le retrait de la liste des maladies mentales du DSM et de la CIM ;
- une individualisation des parcours de transition des personnes trans et, conformément à la loi, le libre choix de ses médecins ;
- des études épidémiologiques sur les personnes transidentitaires afin d’identifier et de prendre en compte les spécificités de ces populations ;
- le respect de l’identité et du prénom choisi pour les mineur-es dans le circuit scolaire.

Nos actions

Le Centre Gay Lesbien Bi et Trans de Rennes accueille et accompagne de nombreuses personnes trans dans leur questionnement et leur parcours. Tou-tes nos écoutant-es, qui accueillent nos visiteurs lors des permanences tous les mercredis soir de 19h à 22h, ont suivi une formation sur les transidentités afin de pouvoir répondre efficacement, et dans le respect, aux besoins des personnes accueillies.
Nous proposons régulièrement ces formations à tous les publics car nous croyons que la pédagogie est un moteur du changement des mentalités. Une session est d’ailleurs organisée ce soir au local. C’est aussi dans cet optique d’améliorer la prise en charge et l’accompagnement des personnes trans que nous animerons un atelier pour les personnel-les du SäS (Point Accueil Écoute Jeunes du CRIJ Bretagne) début 2013.

Car nous ne croyons pas que les problématiques transidentitaires doivent se restreindre au TDoR, le CGLBT a lancé en octobre dernier une opération d’amélioration et de nettoyage des articles de Wikipédia relatifs aux Trans. L’encyclopédie en ligne est un vecteur incontournable de la connaissance moderne. Nous souhaitons que les Trans y trouvent des informations sûres et respectueuses. Malheureusement nombres d’articles sont soit erronés quant au genre des personnes citées ou traitées, soit insultants, soit flous et confus, soit absents de la version francophone, la version anglophone étant mieux renseignée. La première action visible corrige ce dernier cas et c’est ainsi que nous avons publié l’article Journée du souvenir trans.

Nationalement, le relai de notre engagement se fait au sein de la Fédération LGBT. Nous participons aux consultations ministérielles dans la commission genre. Il est capital que la parole des Trans soit entendue et que les expériences de terrain puissent être remontées.

Mobilisation le 7 novembre

2012-11-04 21:18

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La République doit reconnaître toutes les familles !
La République doit protéger tous les enfants !

Le projet de loi concernant l'ouverture du mariage et de l'adoption à tous les couples sera présenté en conseil des ministres mercredi 7 novembre 2012.

Le 7 novembre, l'Inter-LGBT, SOS Homophobie et leurs partenaires organisent, à 19h, un rassemblement citoyen près de l'Assemblée Nationale, place Édouard Herriot, Paris 7ème.

Si le projet de loi marque une première étape vers la reconnaissance des couples de même sexe, il demeure cependant insuffisant pour la protection de nos familles et de nos enfants : il doit être amélioré (accès à la PMA, accès à la filiation...). Le Parlement détient ainsi l'occasion unique de voter une complète égalité des droits entre tous les couples et toutes les familles.

Ce rassemblement citoyen est une interpellation pacifique et constructive. Il s'inscrit dans la continuité de notre démarche militante qui répond à une demande d'égalité et à un besoin de justice sociale. Nous appelons le législateur à prendre pleinement ses responsabilités et à protéger de la même façon tous les enfants et toutes les familles.

Les participants à ce rassemblement sont invités à venir avec une poussette et un vêtement d'enfant. Dans un premier temps, nous déposerons les vêtements au sol autour de la banderole « Mêmes droits, mêmes lois pour tous les enfants ! ». Ensuite, nous les nouerons entre eux pour former une chaîne symbolisant ces enfants qui ne peuvent être légalement reconnus, aujourd'hui, que par un de leurs parents.

Nos familles existent, mais nos enfants sont privés d'un parent sur deux.

Mêmes droits, mêmes lois pour tous les enfants !

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Plan gouvernemental de lutte contre l'homophobie et la transphobie

2012-11-01 16:20

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La Fédération LGBT livre un communiqué au sujet du plan gouvernemental de lutte contre l'homophobie et la transphobie. Le CGLBT de Rennes souscrit à cette position : nous saluons l'initiative mais restons vigilant-es face à la mise en œuvre de ce plan.

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Communiqué de presse de la FÉDÉRATION LGBT
Angers, mercredi 31 octobre 2012

Plan gouvernemental de lutte contre l'homophobie et la transphobie
La FÉDÉRATION LGBT salue cette première et reste vigilante quant à son application effective

Mercredi 31 octobre, Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes et porte-parole du gouvernement, a dévoilé au conseil des ministres son plan d'action contre les violences et les discriminations commises à raison de l’orientation sexuelle ou de l'identité de genre.

Fruit d'une mission interministérielle confiée par Matignon à Najat Vallaud-Belkacem, ce plan d'action gouvernementale, contre l'homophobie et la transphobie, reprend nombre des propositions issues des groupes de travail associatifs, auxquels la FÉDÉRATION LGBT a participé. Ce plan engage le gouvernement et nombre de ministères.

La FÉDÉRATION LGBT salue ce que jusqu'alors aucun gouvernement français n'avait eu la volonté, ni le courage politique de faire. Cette avancée est un premier pas vers une politique plus générale de lutte contre les discriminations et les représentations homophobes et transphobes, encore tellement ancrées. Pour s'en persuader, il suffira de prendre connaissance des déclarations de celles et ceux qui s'offusqueront de ces mesures.

La FÉDÉRATION LGBT a pris note que parmi ses revendications, et celles de plusieurs autres associations -Act Up, Aides, l'Ardhis, le RAVAD- certaines seraient traitées par le ministère de la Santé de Marisol Touraine, hors ce plan d'action. Sont concernées : la création d'un nouveau critère légal de discrimination lié à la séropositivité (la sérophobie), le refus du dépistage obligatoire, la question de droits au séjour, des soins posthumes, de la création de centres de santé communautaires.

L'ouverture du mariage aux couples de même sexe et à l'adoption, contenus dans le projet de loi présenté mercredi prochain en Conseil des ministres, étaient également hors du périmètre de nos discussions avec la mission interministérielle. Pas plus que la filiation, a fortiori l'autorité parentale, et la PMA, les grandes absentes du texte gouvernemental.
Pour la FÉDÉRATION LGBT ces points devront faire l'objet d'amendements présentés par les députés lors du débat parlementaire.

Ce plan d'actions fera l'objet d'une évaluation dans six mois, tandis qu'un comité de suivi va être installé.

Tout en se félicitant du travail fourni par les associations LGBT, la mission interministérielle et ses représentants, la FÉDÉRATION LGBT sera particulièrement attentive à ce que l'annonce de ce plan d'actions ne vienne pas perturber les débats du projet de loi sur le mariage et de l'adoption par les couples homosexuels, et ses améliorations encore largement nécessaires.

La FÉDÉRATION LGBT note que l'annonce de ce plan n'a fait l'objet d'aucune communication précise de budget quant à son application.

La FÉDÉRATION LGBT sera aussi attentive à la refonte du système statistique des services de police et de gendarmerie, par les ministères de la Justice et de l'Intérieur. Elle a gardé le souvenir du dossier Edvige.

La FÉDÉRATION LGBT a ressenti beaucoup de résistances au changement d'état civil libre et gratuit en mairie pour une vie sociale digne des personnes transgenres. Elle prend acte de la saisine de la Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDH) mais elle sera particulièrement attentive à ses réponses. C'est en effet la CNCDH qui avait émis un avis défavorable, le 19 novembre 2004, à propos du projet de loi relatif à la lutte contre les propos discriminatoires à caractère sexiste ou homophobe. Un avis accompagné à l'époque de la position subsidiaire du cardinal Jean-Marie Lustiger. Reste à la CNCDH, grâce à ses nouveaux membres, à faire la démonstration d'un nouvel équilibre établi sans influence religieuse.

Le gouvernement peut encore saisir l'occasion de la reprise du travail, par deux sénatrices, de la proposition de loi engagée par Michèle Delaunay pour soutenir une nouvelle proposition de loi novatrice à l'exemple de la loi argentine et de la résolution 1728 (2010) du Conseil de l'Europe, au bénéfice des personnes trans et transgenres.

Parmi les mesures annoncées ce mercredi :

- La facilitation de l'accès des personnes transgenres à un numéro de Sécurité sociale provisoire pour éviter les ruptures sociales.
- La saisine de la CNCDH pour obtenir une définition précise de l'identité de genre et de son intégration au droit français, ainsi que ses recommandations concernant le changement d'état civil des personnes trans et transgenres.
- Dans le même temps, la reprise au Sénat, par Michelle Meunier et Maryvonne Blondin, de la proposition de loi de Michèle Delaunay afin de l'améliorer.
- La reprise du groupe de travail au ministère de la Santé sur le parcours de soins pour les personnes trans et transgenres.

- Le recueil et l'analyse des cas d'homophobie et de transphobie, ainsi que la publication annuelle de ces chiffres, dans le cadre de la refonte du système statistique des services de police, gendarmerie, par les ministères de la Justice et de l'Intérieur.
- La commande d'une enquête de victimation à l'INED, visant à connaître les faits de discrimination ou de violences dont les lesbiennes, les gays, les bi, les personnes transgenres ont pu être victimes dans les deux années précédant l'enquête.
- L'élaboration de trames d'audition pour mieux accueillir les victimes dans les commissariats et gendarmeries.
- L'introduction d'un module d'accueil des victimes LGBT dans le cadre de la formation initiale des policiers, gendarmes et infirmiers.

- Le soutien des pouvoirs publics et renforcement de la ligne d'écoute de SOS Homophobie.
- Le passage de 3 mois à 1 an du délai de prescription des insultes, diffamations et incitations à la haine et à la violence homophobes et transphobes, par la mise à l'ordre du jour au Sénat de la loi Quéré pour seconde lecture.
- La mission de surveillance de la Miviludes face aux prétendues thérapies de conversion.
- La déconstruction des mécanismes de discriminations par la formation et la sensibilisation de chacun dès le plus jeune âge dès l'école, dans le domaine de la recherche et de l'éducation à la sexualité effective.
- La facilitation des agréments des associations LGBT pour les interventions en milieu scolaire.
- La prévention du suicide des jeunes LGBT comme priorité des ministères de l’Éducation et de la Santé.

- La mission du ministère de la Culture d'encourager les projets de représentations positives dans la société.
- La sollicitation du CSA pour des recommandations.
- La valorisation de l'histoire LGBT par des documentaires et le soutien à un futur centre d'archives LGBT.

- La fourniture d'outils spécifiques aux inspecteurs du travail.
- L'intégration de ces questions lors des discussions avec les partenaires sociaux.
- L'intégration de l'orientation sexuelle et de l'identité de genre à la charte de l'égalité de la fonction publique.

- L'entrée des associations homoparentales à l'UNAF.
- La formation des infirmiers à ces questions pour un meilleur accueil des personnes âgées LGBT, afin de rompre leur isolement.

- La confirmation du combat de la France pour la dépénalisation universelle de l'homosexualité dans le monde par une résolution aux Nations Unies sous la houlette des pays du Sud.
- Le rappel de ce combat auprès de l'Union européenne et de l’Organisation internationale de la francophonie.
- La modification de l'application du droit d'asile pour les personnes LGBT persécutées dans leur pays.
- La formation spécifique des personnels de l'OFPRA.

Stéphane Corbin,
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