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Journée mondiale de la bisexualité

2013-09-23 07:42

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Drapeau de la fierté bisexuelle

Comme tous les ans, aujourd'hui 23 septembre a lieu la journée mondiale de visibilité de la bisexualité et de lutte contre la biphobie.

Niées, rabaissées ou incomprises, la bisexualité et les personnes bisexuelles existent. C'est parfois au sein-même des groupes de personnes homosexuelles que l'on trouve la biphobie la plus virulente. Cette journée fête sa 11e édition cette année et elle est toujours aussi nécessaire.

Nous vous conseillons la lecture du manifeste de l'association Bi'Cause, plus ancienne association bie en France. Le texte est disponible ici : http://bicause.webou.net/html/doc/manifeste.htm.

Mercredi, lors de l'ouverture hebdomadaire du local (19 h - 22 h), nous proposons une discussion sur le thème de la bisexualité et de la biphobie. Ces sujets nous concernent tou-tes car nos visions du monde sont souvent étriquées dans un conception binaire de l'orientation sexuelle. Ce sera l'occasion de (re-)découvrir des notions comme le monosexisme et de réaffirmer que la biphobie n'a pas sa place dans l'association, ni dans la société. À mercredi !

Changement d’état civil des personnes transgenres au Sénat : des amendements inacceptables en l'état

2013-09-16 18:36

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Logo de la Fédération LGBT

À l'occasion du projet de loi pour l'Égalité entre les femmes et les hommes, débattu en première lecture au Sénat les 16 et 17 septembre, des sénatrices et sénateurs EELV, PCF, PS et UDI ont déposé des amendements concernant l'identité de genre et le changement d'état civil des personnes transgenres.

Cette initiative est urgente puisqu'elle s'appuie, entre autres, sur les revendications que la FÉDÉRATION LGBT porte, visant à faciliter la vie des personnes transgenres au quotidien et faire respecter leur droit à une vie privée protégée, qui aujourd'hui leur est refusée par l'Etat lui-même.

La FÉDÉRATION LGBT n'a eu de cesse jusqu'ici de rappeler la nécessité que la France honore son propre vote en faveur de la résolution 1728 du Conseil de l'Europe en 2010. Résolution appliquée par l'Argentine, pays non européen, par le vote d'une loi 30 novembre 2011 qui reconnaît pleinement l'identité de genre et ne soumet plus le changement d'état civil des personnes transgenres à une quelconque condition médicale.

Dans son avis du 27 juin dernier, la Commission nationale consultative des droits de l’Homme (CNCDH) a préconisé la substitution du critère de l’identité de genre à celui de l’identité sexuelle dans notre droit positif et la simplification de la procédure de changement de la mention du sexe à l’état civil. Tout en soutenant une démédicalisation complète, c'est à dire la fin des stérilisations forcées, la CNCDH maintient une judiciarisation partielle avec l'homologation devant un juge.

En réponse à cet avis, des dizaines d'associations, dont la FÉDÉRATION LGBT et l'ANT, ont signé un communiqué commun le 3 août dernier, rappelant que « la décision de changement d’état civil des personnes trans ne doit pas être compromise par une quelconque autorité médicale, psychiatrique ou judiciaire susceptible de contester la légitimité de [la] demande [des personnes transgenres]. »

Aussi, la FÉDÉRATION LGBT, salue l'amendement n° 130 des sénatrices EELV (1) substituant le critère de l’identité de genre à celui de l’identité sexuelle dans les textes prohibant la discrimination, dans les codes pénal, du travail, du sport et dans la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse. De même, nous saluons l'amendement n° 136 du groupe communiste (2) visant à ajouter les critères de genre et d'orientation sexuelle à la qualité de réfugié de toute personne persécutée. Toutefois, nous recommandons la mention de l'identité de genre pour être cohérents.

En revanche, nous ne pouvons accepter en l'état les autres amendements déposés concernant le changement de la mention du sexe sur l'état civil et encore moins en féliciter leurs auteur.e.s. Les amendements médicalisants et précarisants du PCF et de l'UDI sont largement en deçà de l'avis de la CNCDH, et ceux de EELV et du PS introduisent une judiciarisation partielle, mais avec une telle imprécision que la médicalisation reviendra à grands pas dans le quotidien des procédures.

L'amendement n° 80 de Chantal Jouanno, sénatrice UDI, est pathologisant, mentionnant encore « le trouble de l'identité de genre », « la dysphorie de genre », « le transsexualisme ». Conséquence, l'amendement subordonne l’accès de la procédure à la fourniture « d'un ou de plusieurs rapports médicaux qui attesteront de la réalité du trouble d’identité de genre (sic) » et au contrôle du juge aux affaires familiales.

L'amendement n° 154 du groupe communiste introduit une double procédure, en référé et au fond, contre l'avis de la CNCDH qui l'avait écarté. En référé, « la requête est motivée par une attestation d’un médecin » et la fourniture de témoignages attestant de la situation de vie du ou de la requérante depuis 5 ans (3 ans pour une autre procédure). Point dangereusement précarisant pour les personnes transgenres obligées de vivre pendant ce délai un perpétuel outing social.
Le Collectif Fièr-e-s et Révolutionnaires, qui avait invité La FÉDÉRATION LGBT a une table ronde dimanche 15 septembre dans le cadre de la Fête de l'Humanité, a annoncé le retrait de cet amendement pour réécriture. Nous en prenons acte et attendons la nouvelle version.

L'amendement n° 92 du groupe socialiste (3) vise à appliquer l'avis de la CNCDH par le retrait de toutes conditions médicales, avec dépôt de la demande en mairie, puis l'homologation d'un juge qui pourrait seulement fonder son refus sur « la fraude manifeste ou de l’incapacité de la personne de manifester sa volonté. » Toutefois, le manque de précision de l'expression « pour les personnes engagées dans un processus de transition » obligera les tribunaux à interprétation. Laquelle inévitablement passera de nouveau par la médicalisation. De plus, cet amendement, qui a entendu la demande de nos associations, pour le dépôt de la demande en mairie, ne précise nullement le délai imparti à l'officier d'état civil pour transmission au juge pour homologation.

L'amendement n° 169 du groupe écologiste participe du même constat du retour déguisé de la médicalisation car si l'homologation par un juge est prévue, « l'intérêt légitime » qu'il devra constater réintroduira toute la médicalisation, avec son cortège humiliant d'obligation de traitements, de diagnostic différentiel, d'obligation de dysphorie de genre et donc d'irréversibilité et de stérilisation forcée.

Il n'y aurait rien de pire que de vouloir éradiquer toute médicalisation dans le changement de la mention du sexe de l'état civil des personnes transgenres et paradoxalement la réintroduire en la gravant dans la loi. Tout l'enjeu est bien de dépasser les blocages de la majorité actuelle pour une démédicalisation et déjudiciarisation complètes, sans concession.

La FÉDÉRATION LGBT, prête à reconnaître la bonne intention initiale de leurs auteur.e.s, appelle solennellement tous les groupes concernés à réécrire leurs amendements avec des efforts conséquents de précisions. S'ils ne doivent pas être en deçà de l'avis de la CNCDH, ces amendements doivent aussi être plus ambitieux. Attendre du Conseil d'Etat qu'il fixe après vote les modalités administratives de l'homologation c'est prendre le risque de graves déconvenues potentielles. C'est au législateur d'écrire la loi et d'en dessiner les contours courageux et précis au bénéfice des personnes transgenres. Pour cela nous nous tenons à leur disposition.

Les sénatrices du groupe socialiste défendent leur amendement, notamment l'homologation par un juge dont nous ne voulons pas, par le fait que « la mention du sexe demeure, dans notre droit un élément essentiel de l'identification des personnes, et que l'état civil revêt une forte importance symbolique dans la tradition républicaine française. » Cette expression est forcément le reflet de la pensée de la majorité actuelle, aidée en cela par ses conseillers.

Nous leur répondons que justement le poids du symbolique doit évoluer par un changement de mentalités au regard de l'urgence de la situation des personnes et que cela n'est pas impossible dans notre droit positif. L’utilisation juridique de catégories identificatoires peut tout à fait permettre le retrait du sexe. L'identification des personnes étant ouvert à bien d'autres critères.

La FÉDÉRATION LGBT attend que le gouvernement prenne toutes ses responsabilités en la matière et qu'il envoie un signal clair comme quoi il accepte des sénatrices et sénateurs de tous bords des amendements qui dépassent ses blocages actuels. Sinon à quand un projet de loin spécifique ? Certainement aux calendes grecques, comme l'exemple des reculades, des renoncements électoralistes du gouvernement et de l'exécutif, sur la filiation et la PMA, pendant les débats que le mariage pour tous et depuis sa promulgation.

Sinon, nous faudra-t-il en tirer toutes les conséquences vis-à-vis du gouvernement ? En effet, le calendrier électoral 2014 est particulièrement riche : élections municipales les 23 et 30 mars, européennes le 25 mai et sénatoriales en septembre...

(1) - Mmes ANGO ELA, BENBASSA, BOUCHOUX.
(2) - Mmes CUKIERMAN et ASSASSI, M. FAVIER.
(3) - Mmes BLONDIN et MEUNIER, M. GODEFROY, Mmes BOURZAI et LEPAGE, M. YUNG et Mme CAMPION.

Communiqué de presse de l'Existrans

2013-08-06 14:03

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Communiqué du collectif Existrans

Par le biais de la Fédération LGBT et de la Coordination Interpride France, le CGLBT de Rennes est co-signataire de ce communiqué inter-associatif, émis par le collectif Existrans.

 

Démédicalisation et déjudiciarisation du changement d'état civil pour les personnes trans
Après l'avis de la CNCDH, le parti socialiste au gouvernement doit plus que jamais tenir ses engagements
Une loi et vite !

Le 20 mars 2006, à la suite d'une occupation du siège du PS par Act-Up Paris, François Hollande répondait par courrier : « Il me semble donc indispensable qu'un nouveau prénom d'usage puisse être attribué plus facilement, et que les documents administratifs qui doivent être produits dans le monde du travail comme le numéro INSEE, ne trahissent pas en cours de transition et après une identité légale une contradiction avec la nouvelle apparence et la vie sociale de la personne ».

En décembre 2011, l'actuel Premier Ministre, Jean Marc Ayrault, apportait sa signature avec 70 autres députés socialistes à une proposition de loi encore stigmatisante sur le plan judiciaire mais démédicalisant totalement le changement d'état civil.

En 2012, le Président de la République alors candidat, s'engageait sur une loi permettant le changement de sexe à l'état civil conformément à la recommandation 1728 de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, c'est à dire sans conditions médicales.

S'y ajoutent aujourd'hui un nombre important de députéEs et de sénateurTRICEs de gauche et certains du centre droit, touTEs convaincuEs de la légitimité de la demande, prêtEs à se battre pour rendre la dignité et la sécurité auxquelles ont droit les personnes trans de ce pays.

Depuis la première condamnation de la France par la Cour Européenne des Droits de l'Homme en 1992, l'arbitraire continue de régner dans les tribunaux qui exigent des certificats médicaux et psychiatriques et surtout la stérilisation des personnes trans pour leur accorder un changement d'état civil (prénom et mention du sexe).

Malgré les promesses de campagne du parti socialiste et l'écoute attentive des besoins urgents en matière de droits humains et de lutte contre les discriminations, identifiés par les organisations trans, le gouvernement ne donne pas l'impression de mesurer l'urgence de la situation !

Alors que la Commission Nationale Consultative des Droits de l'Homme vient de rendre un avis recommandant notamment la démédicalisation totale de la procédure de changement d'état civil (et donc la fin des stérilisations forcées réclamée depuis des années par les organisations trans), la Garde des Sceaux Christiane Taubira, au lieu de commencer par reconnaître l'urgence de mettre fin à une situation intolérable, affirme que « le sujet est lourd », qu'il ferait « référence au "principe d'indisponibilité", et parce qu'il fait référence aussi à des représentations que nous avons dans la société, nous devons donc le traiter avec précaution ».

- Nous lui répondons que la lourdeur du sujet n'est que celle qu'on veut bien lui accorder, et qu'elle repose sur autant de préjugés et de fantasmes trop souvent véhiculés par les médias et à mille lieues de nos réalités.
- Nous lui répondons que la loi et ses principes ne sont pas immuables.
- Nous lui répondons que nous attendons qu'elle défende avec autant de vigueur et de détermination les droits des personnes trans que le droit au "mariage pour tous" !
- Nous lui répondons que la reconnaissance de nos droits ne transforme pas plus la société que la loi sur le droit au « mariage pour tous » n'a inventé les couples homosexuels et les familles homoparentales, comme elle l'a si bien expliqué devant les députéEs !
- Nous ne voulons que le droit de disposer librement de nos identités, de nos corps et de nos vies sans subir en permanence des violences médicales, psychiatriques, administratives, judiciaires, sociales, qui nous blessent, nous précarisent et nous mettent simplement en danger !

Est-ce trop demander ?

Lors des auditions menées par le Ministère des droits des femmes à l'automne, puis devant des sénatrices socialistes l'hiver dernier, la grande majorité des associations trans, LGBT et de défense des droits humains ont soutenu une position unanime : la décision de changement d'état civil des personnes trans ne doit pas être compromise par une quelconque autorité médicale, psychiatrique ou judiciaire susceptible de contester la légitimité de leur demande. Il est indispensable d'en tenir compte si on souhaite vraiment mettre fin à des dizaines d'années de violences et de discriminations envers les personnes trans, et réellement « protéger les personnes trans » comme le souhaite Christiane Taubira !

Le gouvernement doit déposer au plus vite un projet de loi sans se laisser intimider par les forces homophobes et réactionnaires qui se sont réveillées contre la loi sur le « mariage pour tous » ! Si le gouvernement lui-même ne le fait pas, une proposition de loi devrait être déposée par unE parlementaire, ce qui impliquerait un processus bien trop long, d'autant plus qu'on nous laisse maintenant officieusement entendre qu'il nous faudrait attendre 2015 pour qu'une loi soit proposée au vote. Alors que 2014 sera le théâtre d'un renouvellement partiel du Sénat, nous nous inquiétons qu'un possible revirement à droite ne signifie une remise aux calendes grecques de ces mesures législatives impératives. Cela signifierait le maintien durable des multiples discriminations et violences transphobes, et de la précarité économique qui frappe les personnes trans.

La lutte contre la transphobie, c'est maintenant !

C'est de nos vies qu'il s'agit !

Premiers signataires :
Abogad*s Por los Derechos Sexuales | Abu Nawas Algerie | Acceptess-T | « Access » the Initiative Group (Ouzbékistan) | Acthé | Act-Up Paris | ADHEOS Centre LGBT Poitou-Charentes | Aides | Arc En Ciel Toulouse | Association Nationale Transgenre (A.N.T.) | Black Caucus France | Blog Différences (Caphi) | Chrysalide | COGAJ (Global Coalition of Young TIBLQG) | Collectif Oui Oui Oui | Comité Idaho France | Coordination InterPride France | Equinoxe Nancy Lorraine – Centre LGBT de Lorraine-Sud | Europe Ecologie (EELV) | Fédération LGBT | Fédération Total Respect / Tjenbé Rèd | FtM Phoenix Group (Russia) | Fundación Arcoiris (Mexique) | GEsT (Groupe d'Etude sur la Transidentité) | Global Action for Trans* Equality (GATE) | Homosexualités et Socialisme (HES) | ID Trans' | Inter-LGBT | Le Parti de Gauche | Le Refuge | Les Myriades Transs | The Lorena Borjas Community Fund (LBCF) | NPA | Observatoire des transidentités | Onzième Dom | Organizacion de Transexuales por la Dignidad de la Diversidad OTD-Chile | OUTrans | Pari-T | Quazar – Centre LGBT d'Angers | Rainbow Caucus France | Sida Info Service | SOS homophobie | Stop Trans Patholigization (STP) | Trans 3.0 | TransGender Europe (TGEU) | Txy | What The Film! | Woubi Côte d'Ivoire

Retrouvez le communiqué en PDF sur le site de la Fédération LGBT

Festival de Cinéma de Douarnenez

2013-07-09 09:53

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Le Festival de Cinéma de Douarnenez poursuivra cette année, le travail cinématographique, politique et social engagé en 2012 avec la thématique LGBTQI qui a rencontré un vif succès. Il sera encore une fois dans ses fondamentaux historiques, quand il accueille des minorités ou des populations soumises à des oppressions. Il prolongera donc cette mise en lumière « des peuples invisibles », que sont les Intersexes, vis-à-vis desquels la quasi-totalité des sociétés adopte une attitude de déni, de rejet, de stigmatisation et de violence. La quasi-totalité, car certaines ont su garder avec la vie et sa diversité, un lien où, soit tout est normal, soit rien ne l’est.

C’est le mot normal, qu’il conviendrait dorénavant de supprimer du langage. 2013 sera l’occasion de rencontrer les enjeux et situations des Transexuels et Intersexes. Ce qui se fera à partir de témoignages de personnes Trans et Intersexes sur la violence médicale et sociale qu’elles subissent, sur la violence d’une normalisation, d’un conditionnement subi de genre. Par leur existence, leurs revendications, leurs difficultés et bonheurs à vivre pleinement leur corps et leurs désirs, leur volonté d’être soi dans leurs particularités, elles mettent en question le partage bipolaire du monde (idéologique ? arbitraire ?) et nous obligent à penser autrement.

Programmation cinématographique
Bambi de Sébastien Lifshitz, 2013
Orchids my intersex adventure de Phoebe Hart, 2010
Intersexion de Grant Lahood, 2012
L’ordre des mots de Cynthia et Melissa Arra, 2007
Hedwig and the angry inch de John Cameron Mitchell, 2001
Both de Lisset Barcellos, 2005
Diagnosing différence de Annalise Ophelian, 2009

et des vidéos d’artistes :
Estelle Beauvais
des clips sur les queers

Parmi Les invités
- Janik Bastien Charlebois, sociologue québécoise, Intersex,
- Anaïs Bohuon, sociologue
- Dan : militant intersex, trans, queer, porte-parole OII Europe
- Arnaud Alessandrin, sociologue queer, et Observatoire des transidentités
- Vincent He-say,FtM, se revendique FtU
- Danny Reynal,Intersex anarchiste, artiste plasticienne
- Maud-Yeuse Thomas, militante Observatoire des transidentités.

Rencontres / Débats / Palabres
Jeudi 29, Débat : Normalisation et violences médico-légale.
Vendredi 30, Palabre : Trans et Intersexes : Rencontre avec Vincent He-Say

Plus d'infos sur le site internet du festival.

Alerte sanitaire Méningocoque C

2013-07-09 09:32

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L'Agence Régionale de Santé de l'Ile de France a signalé, au cours du mois de juin, trois cas de personnes ayant déclaré une infection à méningocoque (1). Ces cas sont survenus chez des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH) et qui fréquentent des lieux de convivialité ou de rencontres parisiens.

Cette situation de 3 cas groupés ne constitue pas à ce jour une situation épidémique, cependant des éléments épidémiologiques (2) incitent à une vigilance particulière.

Cette vigilance se traduit par trois recommandations principales :

Se vacciner contre le méningocoque C :
Le calendrier vaccinal recommande la vaccination contre le méningocoque C pour toute personne âgée de 1 à 24 ans. Dans le contexte décrit ci-dessus, il est particulièrement recommandé aux HSH et aux Trans de cette tranche d’âge de se faire vacciner contre le méningocoque C.
La vaccination est également recommandée pendant la période estivale aux HSH de plus de 24 ans
- vivant en Île-de-France et fréquentant les lieux de convivialité ou de rencontre gays parisiens
- résidant en France et souhaitant se rendre à un rassemblement gay organisé sur le territoire national ou en Europe.
La vaccination comporte une seule dose. Un délai d’environ 10 jours après la vaccination est nécessaire pour être protégé.

Savoir reconnaître rapidement les symptômes d’une infection à méningocoque :
La méningite se traduit par une fièvre, des maux de tête, une raideur de nuque accompagnée souvent de vomissements et d’une gêne à la lumière. Le purpura fulminans se manifeste par la survenue de taches rouges sur la peau, qui ne disparaissent pas à la pression et qui peuvent s’étendre rapidement sur l’ensemble du corps.

Consulter sans délai un médecin ou appeler le SAMU-Centre 15 en cas d’apparition de ces signes :
Les formes les plus graves des infections invasives à méningocoque C sont les méningites et les septicémies qui peuvent se compliquer de purpura fulminans et de choc septique mortel. Ainsi une prise en charge rapide est indispensable.

(1) Le méningocoque est un germe qui se transmet de personne à personne par les gouttelettes issues des sécrétions rhinopharyngées (salive et autres excrétions), le plus souvent en face à face, de moins d’un mètre. Le risque de transmission entre une personne infectée et une autre personne est faible. Cependant, le contact bouche à bouche ou lors d’un baiser est hautement contaminant quelque soit la durée du baiser. Les lieux de promiscuité (lieux de rencontres ou de convivialité) favorisent la transmission à partir d’une personne porteuse du méningocoque. Les déficiences immunitaires, comme être porteur du VIH, peuvent rendre plus vulnérable l’individu contact

(2) En effet, une épidémie d’infection à méningocoque C a été observée entre 2010 et février 2013 chez des HSH dans la ville de New-York. Au total, 22 cas ont été décrits avec 7 décès. Il n’y a plus de nouveaux cas signalés depuis le 15 février 2013.
3 cas d’infections à méningocoque C sont survenus récemment en 2013 chez des HSH en Allemagne.

CNCDH sur l'identité de genre : des avancées notables mais une judiciarisation inquiétante

2013-06-29 20:47

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Logo de la Fédération LGBT

Identité de genre et changement d’état civil des personnes transgenres, la CNCDH a rendu son avis.
Des avancées notables mais une judiciarisation inquiétante.

Le 27 juin, plus d’un an après l‘adoption de la loi argentine sur l’identité de genre, la Commission nationale consultative des Droits de l’Homme (CNCDH) a émis un avis favorable pour inclure l’identité de genre dans le droit positif français.

C’est une avancée incontestable qui va obliger désormais le gouvernement de Jean-Marc Ayrault et le législateur à revoir leur copie concernant le 19e critère légal de discrimination qui a été ajouté dans la loi, en août 2012, au titre de l’identité sexuelle, notion vague et inadaptée, pour défendre les droits des personnes transgenres et lutter contre la transphobie.

La CNCDH a aussi émis un avis favorable pour un changement d’état civil des personnes transgenres sans obligations médicales, sans stérilisation ni hormonothérapie.
Cette position rejoint celle du Conseil de l’Europe à travers sa résolution 1728 d’avril 2010. Néanmoins, la CNCDH reste très en deçà des résolutions européennes et de la loi argentine.

La Fédération LGBT et l’Association nationale transgenre (A.N.T.) s’inquiètent fortement du maintien de la judiciarisation du changement d’état civil, porte ouverte à la stigmatisation et à l’arbitraire. Les personnes transgenres n’ont pas à se retrouver face à des tribunaux comme des délinquantes, à la merci des préjugés et de l'arbitraire de procureurs et de juges.

Non, demander un changement d’état civil n’est pas un délit, c’est un droit humain qui ne porte nullement atteinte à l’ordre public. Nous craignons que le maintien de la judiciarisation de la vie des personnes transgenres, et l’obligation d’aller en justice ne débouchent sur la notion floue « d’abus manifeste » déjà avancée par l’actuel projet de loi du Parti socialiste.

Pour défendre la liberté et la dignité des personnes transgenres il faut définitivement sortir la transidentité des prétoires.

La Fédération LGBT et l’Association nationale transgenre réitèrent leur revendication concernant le changement d’état civil, démédicalisé et déjudiciarisé, réclamé par l'ANT depuis maintenant 2006. Le changement d’état civil libre et gratuit doit se traduire par le passage devant un officier d’état civil en mairie.

Le gouvernement doit présenter un projet de loi en ce sens afin de respecter les droits humains des personnes transgenres, et c'est au législateur désormais de prendre ses responsabilités.

Association Nationale Transgenre
Fédération LGBT

Communiqué de COMIN-G à l'occasion du 17 mai

2013-05-22 18:27

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Logo de COMIN-G

Paris, le 20 mai 2013

À l’occasion de la journée internationale de lutte contre l’homophobie et la transphobie, COMIN-G a participé, aux côtés du Secrétariat Général des ministères économique et financier, des directions ministérielles et des organisations syndicales, pour la 4ème année consécutive, à plusieurs actions.

Une série d’affiches a été exposée dans le Hall Bérégovoy de Bercy depuis quelques jours, relayée par les directions (DGFiP, DGDDI, INSEE, Direction du Trésor, DGCCRF, DGCIS…) et proposée en ligne sur l’intranet de la diversité des ministères.

Un quiz a été réalisé par l’équipe diversité des ministères sur les discriminations, sur la législation touchant à l’homosexualité. Ce quizz est également en ligne sur le site de COMIN-G et a été distribué par les organisations syndicales sur plusieurs sites franciliens.

Un petit déjeuner s’est tenu le 17 mai à Bercy en présence de M. LAMIOT, Secrétaire Général des ministères économique et financier, de Mme FEJOZ, directrice des ressources humaines du Secrétariat Général, de M. PRINCE, Délégué Diversité, de son équipe, des chefs de bureau RH ou leurs adjoints référents diversité et des représentants des organisations syndicales. Ce petit déjeuner a été l’occasion d’entendre Mme Sarah BENICHOU, chargée de mission auprès du défenseur des droits (ex HALDE).

Dans un contexte sociétal très tendu, nous sommes révoltés par les actes à caractère homophobe apparus aujourd’hui aux finances :
- démontage de l’exposition d’affiches dans le hall Bérégovoy à Bercy et apposition d’une affichette à caractère homophobe sur le panneau de COMIN-G,
- comportements agacés ou de rejet lors de distributions du quiz,
- propos déplacés sur un forum directionnel.

Nous remercions le Secrétariat Général et les directions des ministères des finances pour l’organisation de cette journée et comptons sur leur réactivité face à ces comportements inacceptables.

En cette journée du 17 mai, nous sommes plus que jamais vigilants : les agents LGBT des ministères économique et financier doivent avoir les mêmes droits et respect auxquels ont droits tous les agents des ministères.

Pour le Conseil d’Administration, le Président de COMIN-G
Sylvain ROUZEL-BOISGONTIER

Site : www.comin-g.org 

COMIN-G est membre de l’association : HOMOBOULOT

Promulgation de la loi Mariage pour tous

2013-05-18 17:14

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Logo "Dites OUI à l'égalité !"

Sans tarder, le Président de la République a promulgué, ce samedi 18 mai au matin, la loi ouvrant le mariage aux couples de même sexe. Il ne reste plus qu'à attendre les premiers mariages, possibles dès le 29 mai.

Le processus législatif est donc fini. Nous pourrons ajouter cette date à la liste des grandes réformes sociétales.

La réjouissance ne fait pas oublier que de nombreux autres combats n'ont pas encore abouti. Le CGLBT de Rennes revendique notamment l'accès à la PMA (Procréation Médicalement Assistée) pour toutes les femmes, une législation respectant l'égalité des droits en matière de filiation dans et hors le mariage, concubinage et PaCS et, bien entendu, le changement d'état civil, libre et gratuit pour les personnes transidentitaires.

Le Conseil constitutionnel valide la loi du Mariage pour tous et tacle La Manif pour tous

2013-05-18 17:04

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Logo de la Fédération lGBT

Communiqué de la Fédération LGBT

Ce 17 mai 2013, Journée mondiale contre l'homophobie et la transphobie, le Conseil constitutionnel vient de rendre sa décision après l'examen des recours déposés par les parlementaires UMP et UDI et de marquer d'une nouvelle pierre blanche le très long chemin vers l'Égalité pour les lesbiennes, gays, bi et trans.

Le Conseil constitutionnel à validé dans son intégralité la loi ouvrant le mariage et l'adoption aux couples de personnes de même sexe, votée en dernière lecture à l'Assemblée nationale le 23 avril dernier. Tout au plus a-t-il rappelé l'exigence de conformité de l'adoption à l'intérêt de l'enfant. En réalité une précaution bien inutile puisque cette notion est déjà prise en compte pour les agréments et jugements.

Le Conseil constitutionnel à rejeté tous les griefs des opposants concernant le contenu de l'étude d'impact et de la procédure parlementaire, les dispositions de la loi relatives au nom de famille, au code du travail, au recours aux ordonnances, à la validation des mariages antérieurs à la loi et à l'application de la loi outre-mer. Les Sages ont estimé que la possibilité pour deux personnes de même sexe de se marier ou d'adopter était le choix du législateur, auquel il n'appartenait pas au Conseil de substituer son appréciation.

Mieux encore, les Sages infligent un camouflet cinglant à tous les opposants en jugeant que la loi contestée n'a ni pour objet, ni pour effet de reconnaître aux couples de personnes de même sexe un « droit à l'enfant ».

La FÉDÉRATION LGBT attend maintenant avec impatience la promulgation de la loi par le président de la République, pour qu'il n'y ait pas un premier couple marié, mais des centaines de couples mariés à travers la France.

La FÉDÉRATION LGBT, toute à la joie de cette grande décision des Sages, se tourne déjà vers les nouveaux combats pour une loi famille prenant en compte l'Egalité des droits pour les personnes de même sexe, notamment en matière de filiation dans et hors le mariage, concubinage et pacs, ainsi que l'ouverture de la PMA à toutes les femmes.
Sans jamais oublier le changement d'état civil, libre et gratuit, des personnes transgenres auprès desquelles nous sommes plus que jamais solidaires tant leur combat rappelle celui des homosexuel-les des années 60 à nos jours, pour une pleine reconnaissance de l'Egalité de leurs droits.

Le Forum Gay et Lesbien de Lyon dénonce la dégradation homophobe de son local

2013-05-10 07:50

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Les groupuscules d'Extrême-Droite ont marqué à leur manière l'Armistice du 8 mai 1945 qui commémorait la défaite de l'idéologie nazie : en effet, ce 8 mai le local du Forum Gay et Lesbien de Lyon (FGL Lyon) a été taggué par l'un de ces groupuscules, les lâches auteurs de cet acte pitoyable ayant signé du nom de leur mouvement leur délit.

Le Forum Gay et Lesbien de Lyon dénonce cet acte. Il a décidé de porter plainte et demandera que le caractère homophobe de ce délit soit retenu.

Si aucune insulte homophobe n'a été directement tagguée, le geste même de détériorer ainsi un local associatif lgbt, par un mouvement d'Extrême-Droite qui a participé à toutes les manifestations contre l'égalité des droits et le droit au mariage des couples homosexuels, ce geste même perpétré par un mouvement d'Extrême-Droite qui appelle à « casser du pédé » à l'occasion des marches des Fiertés de ce printemps, le geste même relève de l'homophobie.

Cet acte montre encore la détérioration du climat pour les lesbiennes, gais, bis et trans, due à la campagne haineuse portée par Virginie TELLENNE, dite « Frigide Barjot ». Avec sa campagne contre l'égalité des droits, Mme TELLENNE a légitimé pour les extrémistes leur haine homophobe ; l'Extrême-Droite s'est vue ainsi autorisée à exprimer ouvertement, fortement et violemment sa diarrhée verbale discriminante.

Cette dégradation du local du Forum Gay et Lesbien de Lyon s'inscrit dans la triste série de ces dernières semaines, qui ont vu les attaques de locaux et les agressions violentes de personnes lgbts se multiplier. La « Manif pour tous » a ouvert en grand les vannes de la haine homophobe.

Le Forum Gay et Lesbien de Lyon répondra à cette détérioration de son local et à cette violence homophobe par la voie de la Justice républicaine, et en continuant à rester ouvert, à être un espace d'ouverture et de respect, porteur d'un projet de société humaniste, autour de la liberté et de l'égalité. Le droit au mariage pour les couples d'homosexuels fait partie de ce projet de liberté et d'égalité. Ceux qui s'y opposent ne font que mener un combat d'arrière-garde et révéler leur projet de société, perdu dans les limbes de la haine et du rejet de l'autre.

À Lyon, le jeudi 9 mai 2013