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Nos actualités

Plus loin

Nancy, agression de deux lycéennes par un chauffeur de bus : les suites ?

2014-04-03 11:40

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Logo de la Fédération LGBT

Sanction exemplaire ou laxisme ?
Transdev doit prendre ses responsabilités !

Bousculée par le fort écho médiatique donné à l'agression de deux jeunes lycéennes par un chauffeur de bus de Transdev, la direction de l'entreprise a, dans un premier temps, réagi correctement en reconnaissant les faits, en présentant ses excuses aux deux jeunes victimes et en mettant à pied l'agresseur présumé.

La société Transdev espère-t-elle étouffer l'affaire ?
Une semaine plus tard, le ton de Transdev semble avoir nettement changé…
Parlant de « réaction inappropriée » ou de « bêtise », M. Jérôme Léger, responsable commercial de Transdev Nancy, tente de minimiser les faits. C'est totalement inacceptable. Il s'agit en effet d'un acte lesbophobe avéré, commis au vu et au su de tous, par un salarié chargé d'une mission de service public et donc de veiller à la sécurité des jeunes qui lui sont confiés ; s'en prendre à des jeunes filles, parce qu'elles s'embrassent, est un acte d'une exceptionnelle gravité. Si les chauffeurs de Transdev peuvent s'attaquer à leurs passagers lorsque leur façon de vivre leur déplaît, où va-t-on ? À qui le tour demain ?
Et que dira demain Transdev si l'un de ses chauffeurs est agressé par un passager ? La direction parlera-t-elle de « réaction inappropriée » ?

Transdev doit sanctionner, Transdev doit éduquer !
Nous attendons de la part de la direction de Transdev une sanction professionnelle exemplaire : le licenciement ! Les jeunes, et plus généralement les usagers, doivent pouvoir circuler en toute sécurité sur les lignes de bus. Un message fort doit être envoyé.

Nous attendrons évidemment de connaître la décision de l'entreprise pour nous prononcer définitivement sur son attitude. Néanmoins, au vu des déclarations laxistes de M. Jérôme Léger au nom de Transdev, Équinoxe Nancy Lorraine et la Fédération LGBT viennent de prendre contact avec leur avocat pour étudier la suite à donner à ce dossier.

La communauté LGBT bouc-émissaire de l’échec électoral du gouvernement ?

2014-04-03 10:49

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Pour Mme Samia Ghali, le mauvais score du PS est lié au mariage gay !
C’est ainsi que cette Sénatrice PS de Marseille explique le mauvais résultat de la liste conduite par le socialiste Patrick Mennucci à Marseille aux municipales ! Sa colistière, Mme Ghali, a osé affirmer : « on a fait des lois en décalage avec ce qu’attendaient les Français et on le paye aujourd’hui », citant la loi sur le mariage pour tous. Bref, c’est la faute des gays et des lesbiennes si le PS est électoralement malade !

Pour M. Patrick Mennucci « le mariage pour tous nous a couté des voix »

Et ça continue ! Le député socialiste défait de Marseille enfonce le clou !

De qui se moque-t-on ?
Tout se déroule comme si un certain nombre de politiques, n’obtenant pas les résultats escomptés, cherchaient par tous les moyens à s’exonérer de leurs responsabilités et à trouver, ou plutôt à créer de toutes pièces, des boucs-émissaires.
Les lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres (LGBT) affirment haut et fort qu’une large majorité des françaises et français étaient et sont toujours favorables à l’égalité des droits ! Et l’ouverture du mariage à tous les couples n’est qu’un élément de cette conquête.

Non, élu⋅e⋅s du PS marseillais, la communauté LGBT et la progression de ses droits ne sont pas responsables de votre débâcle ! La responsabilité de votre défaite, nous, nous l’avons comprise comme tous les Français⋅es :
c’est la pauvreté qui progresse chaque jour ;
c’est le chômage qui suit la même courbe ;
ce sont les cadeaux fiscaux à ceux qui ont déjà plus que le nécessaire et même le superflu ;
ce sont les privilèges que l’on a dit être abolis depuis une certaine nuit, en 1789, mais qui perdurent et se redéveloppent ;
• ce sont les abandons par le président Hollande et son gouvernement des promesses sociales et sociétales !
Et que penser de la nomination d’un Premier Ministre qui, depuis son arrivée à l’Intérieur, s’est évertué à empêcher la levée de l’interdiction des soins funéraires aux personnes séropositives ?
Alors de grâce, Mesdames et Messieurs les socialistes battu⋅e⋅s, ayez le courage d’entendre le vrai message des Français⋅es !

Avalanche d'agressions homophobes, lesbophobes et transphobes en France : assez de laxisme !

2014-03-14 11:29

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Logo de la Fédération LGBT

LGBT Insultes, tags, menaces et agressions homophobes en hausse…

La Fédération LGBT n'en peut plus !
Les attaques, souvent en pleine rue ou dans les transports en commun, sont en augmentation exponentielle depuis ce début d'année 2014. Elles sont verbales et physiques, elles touchent également nos locaux.
La liberté d'agresser que ressentent les délinquants est le produit de ces mois de manifestations de plus en plus violentes contre l'ouverture du mariage à tous les couples, mais aussi des innombrables déclarations homophobes lâchées par diverses autorités religieuses et nombre d'élus réactionnaires ! Cette radicalisation homophobe débouche aujourd'hui sur une vague d'incivilités, d'insultes, de menaces et désormais d'agressions qui touchent, à des degrés divers, l'ensemble des personnes LGBT, et parfois des hétérosexuels qui ont le malheur, pour les homophobes, d'avoir un « air » homosexuel…

À Lille, le 3 mars, une agression lesbophobe a eu lieu dans le métro ; le 12 mars, c'est à Rennes qu'une agression transphobe s'est déroulée. Et ce, pour ne citer que les dernières en date.

Depuis quelques mois, nos locaux associatifs sont régulièrement victimes d'inscriptions homophobes et de dégradations. Les derniers en date ? Les locaux d'Équinoxe à Nancy ; puis Toulouse, où les locaux du centre ont été pris pour cible le 16 février 2014 ; le centre LGBT de Dijon, où une nouvelle effraction a été perpétrée le 9 mars. La semaine qui précède, des locaux associatifs situés sur le campus universitaire de cette même ville avaient été tagués de slogans haineux appelant à notre mort !

Les lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres (LGBT) réclament désormais une attention plus soutenue de la part des autorités politiques et policières chargées de nous protéger, comme tous nos autres compatriotes. Nous ne sommes pas des citoyens et citoyennes de seconde zone, nous exigeons d'être défendus, et que nos agresseurs soient poursuivis sans faiblesses et condamnés sévèrement.

La Fédération LGBT soutient le rassemblement du samedi 15 mars 2014 à Lille, et assure les victimes de l'agression lesbophobe du 3 mars, L'Égide, notre association lilloise qui les soutient, et toutes les autres victimes, de sa totale solidarité.

Levée de l'interdiction des soins funéraires aux personnes séropositives : le changement c'est MAINTENANT !

2014-03-10 10:40

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La Fédération LGBT se félicite du nouveau rapport du Conseil National du SIDA (CNS) rendu en juillet 2013 et publié le 3 février 2014. Cet énième rapport corrobore l'ensemble des avis rendus sur la levée de l'interdiction des soins funéraires aux personnes séropositives et décédées.

Depuis mars 2009, trois rapports différents émanant du CNS et du Défenseur des Droits ont tous conclu à la nécessité d'une évolution de la réglementation en la matière. Depuis l'apparition de l'épidémie, il est très clairement et scientifiquement prouvé qu'aucun risque sanitaire particulier n'est encouru par les personnels des sociétés de pompes funèbres.

L'Inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS) a également conclu en ce sens. La Ministre de la Santé, Marisol Touraine, s'est à plusieurs reprises dite favorable à la levée de cette interdiction. Serait-ce donc alors le Ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, qui ferait tout pour enterrer cette réforme ? Plusieurs sources s'accordent à dire qu'il aurait retardé la publication du rapport du CNS de juillet 2013 à février 2014.

La Fédération LGBT, et tout particulièrement la communauté gay déjà très durement touchée par l'épidémie de SIDA, enjoint avec force et détermination les pouvoirs publics à cesser de faire la sourde oreille face à la triple peine infligée aux séropositifs :
1- Discrimination homophobe
2- Discrimination sérophobe
3- Discrimination post-mortem
Madame Touraine, renieriez-vous votre parole déjà donnée ? Cette question est limpide et tous s'accordent à dire que cette interdiction n'a plus lieu d'être. Alors de grâce accordez au moins la dignité à nos morts !
Avis du CNS téléchargeable ICI

AG de la Fédération LGBT : le changement dans la continuité

2014-02-17 19:09

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Élection d’une nouvelle équipe militante
Appel à la mobilisation pour l’égalité des droits

La Fédération LGBT tenait ce weekend à Angers son Assemblée Générale élective, à l’issue d’un an d’une intense mobilisation pour l’égalité des droits. Le bilan a été unanime : dix ans de lutte ont débouché sur un grand pas, avec le mariage et l’adoption. Mais hélas, dans le même temps, l’homophobie s’est affichée en France avec une violence inouïe. Et l’égalité, qu’on a cru un temps à portée de mains, n’est toujours pas au rendez vous !

Trois lignes de forces sont à retenir des travaux fédéraux de ce week-end :

1. C'est une Fédération LGBT forte et ambitieuse qui a fait le bilan de nos victoires collectives de 2013 (mariage, adoption), mais affirme sa volonté de ne rien lâcher pour arracher l’égalité totale des droits.

2. C’est un Conseil d’Administration qui affirme sa capacité à assurer la continuité de la Fédération (6 membres sortants réélus) et de renouveler son équipe en s’ouvrant à trois nouveaux membres, dont un jeune homme transgenre de 26 ans, et en élisant une nouvelle présidente et un nouveau porte-parole. À cette occasion, la Fédération tient à saluer chaleureusement et à marquer sa reconnaissance à Denis et Stéphane, respectivement président et porte-parole sortants, pour l’immense travail accompli.

3. C’est un signe fort qu’a voulu envoyer la Fédération LGBT en portant à la présidence, pour la première fois, une femme, et qui plus une femme transgenre. C’est une façon de dire que c’est bien l’ensemble du mouvement LGBT, lesbiennes gays, bisexuels, transgenres, qui arrachera enfin l’égalité totale. C’est un avertissement aux conservateurs de tous poils, mais aussi au gouvernement : parmi les revendications portées en amont de l’élection présidentielle, deux points essentiels n’ont pas été inclus comme ils auraient dû l’être, malgré les promesses du candidat devenu président de la République : <b>le changement d’état civil libre libre et gratuit pour les personnes transgenres, et l’ouverture de la procréation médicalement assistée aux lesbiennes.</b> Sans ces éléments, nos familles, et nos couples restent des sous-familles. Les transgenres et les lesbiennes ne doivent pas être les laissés-pour-compte de l’égalité républicaine !

Ce sont ces deux dossiers tout particulièrement, et d’autres aussi d’importance (lutte contre l’homophobie et la transphobie, prévention du VIH et des IST, ouverture du don du sang, soins funéraires, etc.), que la Fédération LGBT compte énergiquement porter tout au long de l’année 2014 face au gouvernement.

Contact presse : Porte-Parole Dominique Ganaye, contact (at) federation-lgbt.org
Composition du nouveau Conseil d'Administration

La loi famille repoussée aux calendes grecques

2014-02-04 08:59

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Le CGLBT s'associe pleinement à ce communiqué de la Fédération LGBT.

Les services de Jean-Marc Ayrault ont confirmé cet après-midi que la loi famille, qui devait être présentée en avril prochain, est repoussée sine die. Cette annonce intervient au lendemain de manifestations parisienne et lyonnaise des forces réactionnaires, catholiques notamment, s'opposant au mariage des homosexuels, à l'égalité des femmes et des hommes et au genre, à la PMA et la GPA.

Ce timing en dit long sur la grande lâcheté politique du gouvernement et du président de la République qui n'assument plus leur engagements, reniés par une suite hallucinante de reculades et de reniements successifs depuis des mois. La dernière en date prive les député-e-s partisan-e-s de la PMA (Procréation Médicalement Assistée) de tout travail législatif constructif par l'introduction d'amendements au projet de loi du gouvernement qui l'excluait initialement.

Cet énième reculade éclaire le dédain du gouvernement pour toutes les lesbiennes qui courent des grands risques de santé en raison des traitements hormonaux différents entre la France et les pays dans lesquels elles se rendent pour profiter d'une PMA. Dédain aussi pour les enfants nés de GPA qui attendent une filiation nécessaire. Exit aussi les autres réformes attendues, comme le statut du tiers, la facilitation à « l'accès aux origines » aux adopté-e-s, né-e-s sous X ou d'un don de gamètes.

Le gouvernement vient de donner sa préférence aux partisan-e-s d'une filiation basée sur un modèle biologique procréatif, reniant ainsi les engagements de François Hollande (Têtu 2012). La FÉDÉRATION LGBT exige sans relâche un modèle de famille fondé sur l'engagement et la responsabilité.

La FÉDÉRATION LGBT rappelle au Parti socialiste son engagement à ouvrir l'accès à l'assistance médicale à la procréation qu'il trahit en s'alignant sur la position actuelle de l'exécutif. L'avis du Comité national d'éthique n'y changera rien.

Cette situation de reniements multiples confirme les craintes de la FÉDÉRATION LGBT vis-à-vis du gouvernement au sujet d'une loi en préparation en faveur des personnes transgenres, notamment sur leur changement d'état civil libre et gratuit, qui risque d'être largement sacrifiée à la vision pathologisante de la SoFECT, alors qu'il n'y a qu'un modèle, celui de la loi argentine.

La FÉDÉRATION LGBT rappelle au gouvernement qu'il n'a rien à attendre des opposant-e-s aux droits des nouvelles familles qui par définition grossissent des droites variées, alors qu'électoralement il a tout à perdre de celles et ceux à qui ils refusent de nouveaux droits.

Homophobie, lesbophobie, sexisme, transphobie, handiphobie : délai de prescription porté à 1 an !

2014-01-17 08:01

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Le 16 janvier 2014, l'Assemblée nationale a voté, l'allongement du délai de prescription à 1 an pour les infractions prévues par la loi sur la liberté de la presse du 29 juillet 1881, commises en raison du sexe, de l'orientation ou de l'identité sexuelle ou du handicap.

Le délai de prescription, la période au delà de laquelle aucune poursuite n'est possible, pour les délits d'injures, de diffamation, et d'incitation à la violence et à la haine, qui était limité à 3 mois pour l'homophobie, la lesbophobie, le sexisme, la transphobie et l'handiphobie, passe à 1 an. Il devient identique à celui du racisme, de l'antisémitisme et de la xénophobie.

Ce vote est l'aboutissement d'années de revendications de la Fédération LGBT, de ses membres et de nos associations amies, fruit d'un travail commun avec le Collectif contre l'Homophobie et le RAVAD. C'est l'aboutissement de 26 mois de procédures législatives, grâce à l'acharnement de Catherine Quéré, députée PS de la Charente-Maritime, et d'ADHEOS, le Centre LGBT de de Poitou-Charentes, membre de la FÉDÉRATION LGBT, qui a su sensibiliser sa députée.

Cette victoire, obtenue par le vote unanime de tous les groupes de l'Assemblée nationale, met fin à une discriminations dans les discriminations, et notamment pour le dernier critère légal créé en août 2012, la transphobie.

Cette victoire est aussi universaliste, puisque grâce à notre action elle emporte aussi l'allongement à 1 an du délai de prescription pour toutes les discriminations à raison du handicap, critère qui dépasse largement la question du sexe, de l'orientation sexuelle et de l'identité de genre.

Cette avancée va permettre aux victimes d'agressions et des discriminations, et aux associations qui leur viennent en aide juridiquement, y compris en se constituant partie civile à leurs côtés, d'agir plus sereinement, d'être mieux entendues par la Justice, qui pourra ainsi poursuivre et condamner les auteurs de ces délits dans de meilleures conditions.

Couples pacsés ou mariés salariés, les juges européens reconnaissent leur égalité en droit

2013-12-13 12:04

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Le CREDIT AGRICOLE officiellement contredit dans sa pratique salariale

La Fédération LGBT, l'association ADHEOS, Centre Lesbien, Gay, Bi, Trans de Poitou-Charentes et le syndicat SUD Crédit Agricole Charente-Maritime Deux-Sèvres se félicitent de l'arrêt de la Cour de Justice de l'Union Européenne n° C-267/12 du 12 décembre 2013, dans l'affaire HAY contre CREDIT AGRICOLE, faisant suite à la décision de renvoi préjudiciel de la Cour de cassation (France) dans son arrêt n° 10-18.341 du 23 mai 2012.

L'affaire concerne un salarié pacsé avec un partenaire de même sexe, représenté devant la Cour européenne par maître Azédine LAMAMRA, ayant réclamé au Crédit Agricole de Charente-Maritime Deux-Sèvres, en juillet 2007, l'attribution des avantages conventionnels en faveur des salariés mariés. L'employeur s'y était refusé, estimant que ces avantages devaient être réservés aux seuls salariés mariés.

La HALDE, dans sa délibération n° 2007-366 du 11 février 2008, recommandait à la Fédération nationale du Crédit Agricole, de se conformer à l'article L.122-45 du Code du Travail, d'étendre le bénéfice des avantages à l'occasion d'événements familiaux liés au mariage aux salariés pacsés dans les trois mois « afin de restaurer l'égalité de traitement entre les salariés ».

Par ailleurs, la HALDE recommandait également à Xavier BERTRAND,alors ministre du Travail, des Relations Sociales et de la Solidarité, de faire procéder à l'amendement de l'article L 226.1 du code du travail afin d'étendre le bénéfice de l'ensemble des congés pour événement familiaux réservés aux seuls salariés mariés aux salariés unis par un PACS. L'ancien gouvernement n'a jamais donné suite à cette recommandation.

La Cour de cassation, saisie en dernier lieu, a demandé à la Cour de justice de l'Union Européenne si le traitement différentiel réservé aux personnes ayant conclu un PACS avec leur partenaire de même sexe constitue une discrimination fondée sur l'orientation sexuelle, interdite par le droit de l'Union dans les relations de travail (Directive 2000/78/CE du Conseil, du 27 novembre 2000, portant création d'un cadre général en faveur de l'égalité de traitement en matière d'emploi et de travail).

Pour la Cour de justice de l'Union Européenne, un travailleur qui conclut un PACS avec un partenaire de même sexe, doit se voir octroyer les mêmes avantages que ceux accordés à ses collègues à l'occasion de leur mariage, lorsque celui-ci est interdit pour les couples homosexuels. Le refus de lui accorder le bénéfice de ces avantages constitue une discrimination directe fondée sur l'orientation sexuelle.

Conséquence, le délai de prescription salariale en droit du travail étant de 5 ans en France, tous les salariés pacsés de même sexe, n'ayant pu accéder aux mêmes avantages salariaux liés aux événements familiaux que les salariés mariés (congés spéciaux et prime pour mariage), pourront désormais faire valoir leurs droits et réclamer des dommages-intérêts à leur employeur.

Cette bonne nouvelle ne fera pas les affaires du Crédit Agricole, qui, a contrario de nombreuses entreprises, n'a pas cru bon de modifier sa convention collective sur les évènements familiaux applicables uniquement aux salariés mariés, malgré les recommandations de la HALDE depuis 2008…

Enfin, le Crédit Agricole Ile-de-France a également fait l'objet le 24 juin 2013 d'une condamnation pour discrimination, par la Cour de cassation, à l'égard d'un ex-salarié homosexuel.

La Fédération LGBT, ADHEOS et le syndicat SUD Crédit Agricole Charente-Maritime Deux-Sèvres se félicitent de cette nouvelle jurisprudence de la Cour de Justice de l'Union Européenne. Elle reconnaît une discrimination directe qui précise et renforce les droits de tous les salariés homosexuels de l'Union européenne en matière salariale et de tous les avantages salariaux annexes qui en découlent.

Cependant, il appartiendra à la Cour de cassation d'étudier la discrimination sous l'angle de la situation de famille qui n'a pas été discutée par la Cour de Justice de l'Union Européenne. Sur ce point, il semble difficilement concevable de forcer les couples à se marier pour avoir accès aux mêmes droits issus du travail. La jurisprudence ou la législation devra positivement améliorer l'égalité de traitement de tous les salariés, hétéros ou homos, mariés ou pacsés. La diversité des formes de familles est aujourd'hui une réalité dont il convient de protéger l'égalité de traitement.

Le Conseil constitutionnel rejette le principe de liberté de conscience pour les maires opposés au mariage des couples de même sexe

2013-10-18 10:53

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Ce vendredi 18 octobre, le Conseil constitutionnel a tout naturellement rejeté le principe d'une liberté de conscience aux maires refusant de marier des couples de même sexe, en raison de convictions personnelles, très souvent religieuses.

Le Conseil Constitutionnel précise utilement « qu’en ne permettant pas aux officiers de l’état civil de se prévaloir de leur désaccord avec les dispositions de la loi du 17 mai 2013 pour se soustraire à l’accomplissement des attributions qui leur sont confiées par la loi pour la célébration du mariage, le législateur a entendu assurer l’application de la loi relative au mariage et garantir ainsi le bon fonctionnement et la neutralité du service public de l’état civil ; qu’eu égard aux fonctions de l’officier de l’état civil dans la célébration du mariage, il n’a pas porté atteinte à la liberté de conscience. »

Le Conseil Constitutionnel rappelle donc qu'un maire, officier d'état civil, a pour obligation de ne pas se soustraire à la loi, quelles que soient ses convictions personnelles.

La FÉDÉRATION LGBT n'attendait pas une autre décision et se félicite qu'elle renforce la lutte contre toutes les formes de discrimination. Dans le cas inverse, un maire aurait eu la possibilité de refuser le mariage d'un couple de même sexe, mais aussi d'un couple, entre autres, en raison de ses origines, de sa couleur de peau, de ses engagements politiques, ou bien de son identité et expression de genre, ouvrant ainsi la voie à l'arbitraire et à la discrimination dans notre République, ce qui aurait été insoutenable.

Le Collectif des maires pour l'enfance, à l'origine de cette question prioritaire de constitutionnalité, est ainsi désavoué par le Conseil constitutionnel dans sa tentative de faire invalider par le Conseil d'Etat la circulaire de Manuel Valls, rappelant les dispositions de notre droit positif et les sanctions applicables aux maires récalcitrants.

À quelques mois des élections municipales, cette décision tombe à point nommé pour rappeler à tous les candidats leurs rôle et obligations. Les maires qui ne souhaitent pas célébrer ces mariages et ne pas déléguer un adjoint doivent naturellement démissionner ou ne pas se représenter devant leurs administrés, qui n'ont que faire d'un officier d'état civil qui ne respecte pas la loi.

Les maires qui a ce jour se sont publiquement opposés à un mariage de couple de même sexe, avec force d'arguties discriminatoires, peuvent donc être utilement poursuivis.

Soutien à l'ExisTrans

2013-10-05 13:25

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Visuel de l'ExisTrans 2013

Samedi 19 octobre à Paris aura lieu la 17e édition de l'ExisTrns, marche de défense des droits des personnes intersexes et trans.

Afin d'augmenter la portée des revendications par rapport à un mégaphone, le collectif ExisTrans a besoin de contributions financières pour financer un camion avec sonorisation.

Une collecte en ligne est donc en place ici : sur Bankeez
Tu es fauché-e ? Pas de problème, mets ne serait-ce qu'un euro (ou deux ou trois) dans la cagnotte, ton don sera entièrement reversé au fonctionnement de la marche et nous pourrons ainsi, fièrement, nous dire que cette marche aura lieu dans de meilleures conditions grâce à notre action collective!

Le CGLBT vient d'apporter sa contribution. Chaque petite aide soutient la cause !